Après le rejet du wali, Casablanca adopte son nouveau budget

Nabila Rmili, présidente du conseil de la ville de Casablanca.

Nabila Rmili, présidente du conseil de la ville de Casablanca. . DR

Revue de presseKiosque360. Alors que le wali avait formulé plusieurs observations sur le premier projet de budget, le Conseil de la ville de Casablanca, réuni en session extraordinaire le 16 novembre, a revu sa copie. Les détails dans cette revue de presse du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 17/11/2022 à 21h16

Le 16 novembre, le Conseil de la ville de Casablanca a adopté son projet de budget amendé au titre de l’année 2023 lors d’une session extraordinaire. Cet amendement fait suite au rejet du wali de la région Casablanca-Settat, Saïd Ahmidouch, de la première version adoptée par le conseil dirigé par Nabila Rmili (RNI) en octobre dernier, rappelle le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans sa livraison du 18 novembre.

En effet, le wali de la région Casablanca-Settat a formulé plusieurs observations sur le premier projet de budget, dans une lettre adressée à la présidente du conseil de la ville de Casablanca, Nabila Rmili. Ces observations portent sur cinq points. A leur tête, la révision de la part de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), rapporte le quotidien d’Al Ahdath Al Maghribia en citant des sources locales.

Les autres points sont liés au non-respect de la circulaire de l'Intérieur relative à la préparation du budget communal. En effet, cette circulaire était destinée aux conseils communaux pour élaborer leurs propres budgets. Ses dispositions concernent les crédits alloués aux frais de réception, de restauration, de fêtes, de cadeaux, d'entretien des espaces verts et de location de matériel, ainsi qu’aux aides dédiées aux associations.

Désormais adopté en session extraordinaire, le nouveau projet de budget doit être soumis au wali de la région de Casablanca-Settat pour obtenir son visa. En attendant le feu vert de Saïd Ahmidouch, ce nouveau projet de budget, adopté le 16 novembre, prévoit une part des recettes de la TVA transférées par l’Etat de l’ordre de 22 milliards de centimes, soit 12 milliards de centimes de moins que la version initiale du budget. 

Selon le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, le nouveau projet de budget rectifie également le tir par rapport aux crédits anormalement élevés programmés initialement dans la rubrique “réception, voyages, déplacements et autres”. Au total, le nouveau budget s’élève à 517 milliards de centimes, dont 423 milliards de centimes dédiés aux frais de gestion, conclut le quotidien. 

Par Khalil Rachdi
Le 17/11/2022 à 21h16