Les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, ainsi que les turbulences subies par le commerce mondial et l’énergie dans leur sillage, doivent dominer cette réunion des 11 pays, prévue sur deux jours.
La venue de M. Xi constitue en elle-même un événement puisqu’il ne s’est pas rendu en Inde depuis 2019. En 2020, un accrochage militaire meurtrier avait opposé les deux pays au niveau de leur frontière disputée dans l’Himalaya.
#WATCH | Delhi: Chinese President Xi Jinping arrives in Delhi to participate in the BRICS Summit 2026.
— ANI (@ANI) September 12, 2026
PM Modi is scheduled to hold a bilateral meeting with the Chinese President later today. pic.twitter.com/mJk6YVYt5P
Pékin et New Delhi ont depuis lentement remis leur relation sur les rails. «La Chine est prête à travailler avec l’Inde (...) en renforçant la communication, la coopération», a assuré Pékin vendredi.
La Chine s'engage à partager les fruits de l'innovation avec le monde entier afin de prospérer ensemble, a déclaré vendredi Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
— CGTN Français (@CGTNFrancais) September 12, 2026
(Source:Xinhua/Photo:CMG) pic.twitter.com/o0JrszABVw
Leur différend territorial reste cependant non résolu: les deux parties conservant d’importantes présences militaires le long de leur frontière d’environ 3.500 kilomètres, aux confins de la région chinoise du Tibet.
Xi Jinping doit s’entretenir avec le Premier ministre indien Narendra Modi samedi, a fait savoir la diplomatie indienne.
Quelques dizaines de Tibétains, selon un photographe de l’AFP, ont dénoncé vendredi à New Delhi la visite annoncée de M. Xi dans le pays qui accueille leur chef spirituel en exil, le Dalaï Lama, depuis 1959.
Divisions
Le forum des Brics a été créé en 2009 pour rassembler les grandes économies émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine, puis l’Afrique du Sud) hors des institutions dominées par les États-Unis et les puissances occidentales comme le G7. Le bloc s’est depuis élargi, notamment à l’Iran.
Les Brics «représentent la moitié de la population mondiale, 40% du PIB de la planète et plus d’un quart du commerce international», a souligné vendredi le dirigeant indien.
50% of humanity and 40% of global GDP.
— Narendra Modi (@narendramodi) September 11, 2026
Naturally, BRICS matters!
At the BRICS Business Forum, highlighted India’s approach of ‘Make in India, Innovate with India, Scale for the World.’
My other message…let’s make the next decade about action. Let us:
Remove the top 10 trade… pic.twitter.com/eua1rZ97qw
En amont du sommet, Narendra Modi a reçu le président iranien Massoud Pezeshkian, alors que le conflit déclenché fin février au Moyen-Orient par les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran doit alimenter une partie des discussions de New Delhi.
«Lorsqu’un pays subit des pressions politiques et militaires sur son commerce, son énergie, ses infrastructures et son système financier, les répercussions dépassent ses frontières», a souligné le chef de l’État iranien.
Iranian President Masoud Pezeshkian warned on Friday that economic, political, and military pressure exerted by the United States and 'Israel' against Iran has reached a critical and dangerous level.
— Roya News English (@RoyaNewsEnglish) September 11, 2026
Read more: https://t.co/iPdHmSSGfO pic.twitter.com/9EoIG0Ic4Q
En représailles aux bombardements sur son territoire, l’Iran a verrouillé le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre 20% du pétrole mondial. Ce blocage continue de faire flamber les prix du brut: le baril de Brent a de nouveau dépassé cette semaine le seuil des 100 dollars.
Le conflit divise les membres des Brics. La Russie et la Chine, déterminées à contrer l’hégémonie américaine, continuent à commercer avec l’Iran malgré les menaces de sanctions répétées de Donald Trump.
Les Émirats arabes unis, eux, ont suspendu en août leurs échanges commerciaux et financiers avec Téhéran après avoir été visés par des missiles iraniens.
«Ce conflit sera la principale ligne de fracture lors de ce sommet», prédit pour l’AFP Harsh V. Pant, analyste du centre de réflexion proche du gouvernement indien Observer Research Foundation.
Par ailleurs, six mois après la dernière visite du président russe dans la capitale indienne, Narendra Modi et Vladimir Poutine «ont partagé leurs perspectives» vendredi sur les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, selon New Delhi. «Le Premier ministre (indien) a réaffirmé que seuls le dialogue et la diplomatie permettaient de résoudre les conflits», de même source.
Narendra Modi, avait exhorté, lors du dernier sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), son «ami» Vladimir Poutine à trouver une issue au conflit en cours depuis 2022 qu’il a toujours évité de condamner ouvertement.
Soupçonné par certaines capitales de vouloir étendre le conflit, Vladimir Poutine, cité par les agences russes depuis New Delhi vendredi, a assuré que Moscou «ne menace pas les pays européens», tout en avertissant ces derniers que tout déploiement de troupes en Ukraine équivaudrait à «une guerre contre la Russie».
Alliée traditionnelle de la Russie, l’Inde a continué à importer du pétrole russe malgré les sanctions des États-Unis.




