L’ANME réagit aux insultes de Mohammed Ziane à l’encontre des journalistes

Le Bureau exécutif de l'ANME et ses chefs de pôles. . DR

L’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) réagit aux graves insultes proférées par Mohammed Ziane à l’égard des journalistes. Les détails.

Le 03/12/2020 à 11h31

Dans un communiqué portant la signature de son président, Abdelmounaim Dilami, l’ANME affirme, ce jeudi, avoir pris connaissance des accusations et des propos déplacés tenus par Mohammed Ziane, ex-bâtonnier suspendu par mesure disciplinaire et SG du Parti marocain libéral, à l’égard des journalistes.

Dans une vidéo, Mohammed Ziane a prétendu que tout ce corps de métier ne s'acquittait pas de sa mission (dénoncer la corruption et les corrompus) car bénéficiant des subsides publics de manière indue. Il a surtout ciblé la presse écrite qui, selon lui, et pour une partie, n’imprime ni ne diffuse de journaux.

Partant de ses principes et valeurs, dont la défense des journalistes marocains qui constitue l'un de ses fondamentaux, l’ANME condamne fermement les graves propos de Mohammed Ziane.

«Nous aimerions expliquer à M. Mohammed Ziane, et à d‘autres à travers lui, que la subvention publique aux entreprises de presse est votée dans le cadre du budget général et est déboursée selon un accord entre les professionnels du secteur et le département de la Communication. De même, les journaux quotidiens ou hebdomadaires concernés sont édités et distribués de manière régulière», affirme l’ANME.

Quant aux entreprises de presse qui ne font pas leurs des affaires personnelles ou restent à l’écart de guerres cachées ou publiques, cela dénote une seule chose: ces entreprises et leurs journalistes sont assez mûrs pour faire la différence entre les vraies batailles médiatiques et les cabales donquichottesques comme celles que mène Mohammed Ziane contre les institutions de l’Etat, ajoute l’ANME.

L’ANME avertit enfin Mohammed Ziane quant aux répercussions de telles accusations et affirme se réserver le droit de recourir aux moyens légaux pour rendre justice à ses membres comme à tout le corps de la profession.

Par Rahim Sefrioui
Le 03/12/2020 à 11h31