Ce sont des équipes de chercheurs du Maroc et de l’université Bailey, aux Etats-Unis, qui ont accompagné le professeur David Martill, paléontologue à l’Université de Portsmouth, et qui sont à l’origine de la découverte de trois nouvelles nouvelles espèces volantes de reptiles, vieilles de plus de 100 millions d’années.
Cette découverte, qui a fait l’objet d’une étude publiée dans la revue «Cretaceous Research», révèle ainsi au monde ces nouvelles espèces du Maroc préhistorique.
Selon les déclarations d’un porte-parole de l’université de Porstmouth, «les nouvelles découvertes montrent que les ptérosaures africains étaient assez similaires à ceux trouvés sur d'autres continents».
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Et d’expliquer que «ces prédateurs volants survolaient un monde dominé par des prédateurs, notamment des espèces semblables à des crocodiles et des dinosaures carnivores».
Les ptérosaures dentés se nourrissaient d'une surabondance de poisson selon l’étude du Professeur Martill. En effet, avec une envergure de trois à quatre mètres, ces reptiles volants étaient d’excellents pêcheurs, qui saisissaient leur proie en plein vol, en utilisant leur mâchoire meurtrière aux dents pointues pour les saisir.
Selon les scientifiques, à l’image des albatros ou des condors, ces ptérosaures parcouraient de grandes distances pour s’alimenter.
Les équipes de scientifiques ont pu identifier ces nouvelles espèces à partir de morceaux de mâchoires et de dents trouvées dans les lits datant du Crétacé moyen, des Kem Kem, de vastes plateaux rocheux tabulaires semi-désertiques, au Maroc.
C’est précisément à l’extérieur de la ville d’Erfoud, dans le village de Beggaâ, que les habitants de l’endroit, habitués à déterrer des fossiles, ont fait cette découverte.
«Ils déterrent tout ce qu'ils trouvent, des dents aux os, en passant par des squelettes presque complets», déclare le professeur Meghan L. Jacobs, de l’Université de Bailey aux Etats-Unis.
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«Ils vendent ensuite leurs trouvailles à des marchands et à des scientifiques comme nous, qui effectuent des travaux sur le terrain, et qui s'assurent que les villageois gagnent suffisamment d'argent pour survivre pendant que nous (les scientifiques) obtenons de nouveaux fossiles à décrire», poursuit-elle.
Ainsi, grâce à ces chasseurs de fossiles marocains, l'une des espèces de reptiles volants, l’Anhanguera, a pu être retrouvée dans le sud marocain alors qu’elle n'était auparavant connue qu’au Brésil. Une seconde espèce, l'Ornithocheirus, n'avait jusqu'à présent été trouvée qu'en Angleterre et en Asie centrale.
La découverte de cette année porte ainsi à cinq le nombre total de ptérosaures dentés dont les restes ont été trouvés dans les lits de Kem Kem, au Maroc. Le premier fossile avait été trouvé dans les années 90 et le second, l’an dernier, a ainsi expliqué le professeur Jacobs qui précise au passage que les spécimens seront acquis par un musée au Maroc.



