Une campagne agricole 2026/2027 sous le signe de la relance

La campagne agricole 2026/2027 s’annonce sous des auspices nettement plus favorables. (phto d'illustration).

Revue de pressePorté par un bilan pluviométrique exceptionnel et des récoltes généreuses en 2026, le monde rural aborde le lancement de la nouvelle campagne agricole avec une trésorerie assainie et des barrages remplis. Entre baisse du coût de l’alimentation animale, opportunités d’extension des superficies cultivées et défis structurels liés aux intrants et à la rareté de la main-d’œuvre, plongée dans les perspectives d’une saison décisive pour les exploitants et les éleveurs. Cet article est une revue de presse tirée de Finances News.

Le 02/09/2026 à 19h48

Après plusieurs saisons éprouvantes sous le joug d’une sécheresse tenace, le monde rural marocain aborde les prochaines échéances avec une sérénité retrouvée. La campagne agricole 2026/2027, dont le coup d’envoi est vivement attendu pour la seconde moitié du mois d’octobre, s’annonce sous des auspices nettement plus favorables. «Ce regain d’optimisme puise directement sa source dans le bilan exceptionnel de l’année 2026, marquée par un retour bénéfique des précipitations», indique le magazine Finances News Hebdo.

L’abondance des pluies a permis de renflouer les retenues des barrages, d’assurer une visibilité optimale pour les périmètres irrigués et de recharger durablement des nappes phréatiques jusqu’alors alarmantes. Sur le plan agronomique, l’humidité résiduelle accumulée dans les sols offre une terre meuble et fertile, idéale pour accélérer les phases de semis et favoriser une poussée vigoureuse des nouvelles cultures.

Au-delà du simple facteur météorologique, c’est l’économie des exploitations qui se trouve profondément assainie. Les moissons généreuses de l’exercice précédent ont permis aux fellahs de restaurer une trésorerie souvent exsangue, leur offrant désormais les capacités financières nécessaires pour aborder confortablement les grands travaux de labour et de préparation de l’automne. «Cette aisance financière, couplée à un sol propice, pourrait inciter les agriculteurs à étendre massivement les superficies emblavées jusqu’à dépasser le seuil des cinq millions d’hectares, marquant un contraste saisissant avec les années passées où la précarité et l’aridité avaient contraint de nombreux producteurs à abandonner leurs terres à la jachère», souligne Finances News.

Le secteur de l’élevage profite lui aussi pleinement de cette dynamique vertueuse. La surabondance des récoltes a entraîné une baisse bienvenue des cours des aliments pour bétail, qu’il s’agisse de l’orge, du son, du foin ou des fourrages. Soulagés par la chute de leurs charges d’exploitation, les éleveurs sont désormais incités à préserver leurs cheptels, voire à les reconstituer progressivement. Toutefois, cette relance de l’élevage peine encore à se traduire dans le panier du consommateur, les prix de la viande rouge demeurant à des niveaux particulièrement élevés sur les étals, dans la mesure où la reconstitution complète du cheptel national s’inscrit dans le temps long.

Malgré cette conjoncture globale très encourageante, la profession reste confrontée à des défis structurels majeurs qui pèsent sur ses coûts de production. L’inflation continue des prix des intrants agricoles maintient la pression sur les marges et se répercute inévitablement sur le marché intérieur.

À cela s’ajoute une pénurie de main-d’œuvre rurale de plus en plus criante. Bâtiment, commerce ou exode urbain, la jeunesse se détourne progressivement des travaux des champs, jugés trop pénibles et insuffisamment rémunérateurs. Face à un niveau de mécanisation encore inégal, les exploitants n’ont d’autre choix que de concéder des hausses salariales importantes pour attirer des travailleurs, allant parfois jusqu’à faire appel à la main-d’œuvre subsaharienne pour combler ce déficit de bras et mener à bien les travaux saisonniers.

Par La Rédaction
Le 02/09/2026 à 19h48