Face à une limitation temporaire de l’approvisionnement en carburant aviation dans l’ensemble des aéroports marocains, la Direction de l’aviation civile (DAC) a lancé un appel aux compagnies aériennes opérant vers le royaume. L’institution recommande que tous les vols, qu’ils soient réguliers, charter ou cargo, prévoient un ravitaillement suffisant pour garantir le vol retour, afin d’éviter tout désagrément pour les passagers et le trafic aérien, apprend Le360.
Les compagnies exploitant des avions long-courriers doivent charger le maximum de carburant possible au départ, en respectant les limites de performance et de sécurité de l’appareil. Pour les avions court ou moyen courriers, il est demandé de doubler la quantité de carburant embarquée afin de couvrir l’aller-retour vers le Maroc sans dépendre des ravitaillements locaux, sauf pour les besoins strictement liés à la sécurité.
La DAC souligne que cette mesure est temporaire et vise à garantir la continuité des vols tout en maintenant un niveau de sécurité optimal pour les passagers et les équipages. Les compagnies sont également invitées à limiter le ravitaillement sur le sol marocain au strict nécessaire, afin de gérer au mieux les stocks disponibles dans les aéroports.
Les tempêtes et les fortes houles qui frappent le Maroc depuis plusieurs semaines continuent de perturber l’activité portuaire, en ralentissant notamment le déchargement des navires acheminant carburants et gaz butane.
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Dans un communiqué, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable reconnaît l’impact des conditions météorologiques exceptionnelles que connaît le pays depuis plusieurs semaines, lesquelles ont affecté l’activité de certains ports du Royaume. Le ministère indique suivre de près, en coordination avec les professionnels du secteur, l’évolution des niveaux de stocks ainsi que la situation des navires en attente de déchargement dans les ports. Plus d’un million de tonnes supplémentaires de produits pétroliers se trouvent actuellement à bord de navires, en attente de déchargement dès l’amélioration des conditions météorologiques.
À la date du jeudi 5 février, le stock national de produits pétroliers s’élevait à 617.000 tonnes, indiquait le ministère. Dans une question écrite adressée à la ministre de tutelle, datée du 6 février, la députée Fatima Tamni, membre de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), s’interrogeait sur ce niveau de stock jugé faible, au regard d’une consommation annuelle de produits pétroliers au Maroc dépassant 12 millions de tonnes, soit environ un million de tonnes par mois.
Sur cette base, la députée estime que le volume de stocks annoncé par le gouvernement correspondrait à moins de trois semaines de consommation, soit environ 18 jours d’autonomie. Elle rappelle que la législation marocaine prévoit la constitution de réserves stratégiques couvrant 60 jours de consommation, ce qui représenterait près de deux millions de tonnes.








