Ralentissement de l’activité portuaire et perturbations dans l’approvisionnement en carburants: une amélioration attendue dès lundi

Le port de Mohammedia, l’un des principaux points d’entrée des produits pétroliers au Maroc.. DR

Les tempêtes et les fortes houles qui frappent le Maroc depuis plusieurs semaines continuent de perturber l’activité portuaire, en ralentissant notamment le déchargement des navires acheminant carburants et gaz butane. Selon les dernières prévisions d’état de mer, un retour graduel à la normale est attendu à partir de lundi.

Le 06/02/2026 à 16h30

Les conditions climatiques exceptionnelles que connaît actuellement le Maroc ont entravé le déchargement de navires transportant plus d’un million de tonnes de carburants. Dans un communiqué diffusé mardi, le ministère de la Transition énergétique a assuré que la situation de l’approvisionnement demeure maîtrisée et stable, grâce notamment aux stocks encore disponibles chez les distributeurs pétroliers, estimés à environ 617.000 tonnes.

Néanmoins, des tensions ponctuelles continuent d’affecter l’approvisionnement, notamment à Casablanca, où certains automobilistes continuent de rencontrer des difficultés pour se ravitailler dans plusieurs stations-service, comme a pu le constater Le360 ce vendredi matin.

Il faudra probablement attendre le début de la semaine prochaine pour espérer un retour à la normale de l’activité portuaire. Le dernier bulletin de la Direction générale de la météorologie (DGM) fait état de vagues dangereuses en provenance du nord-ouest à l’ouest, touchant actuellement les côtes atlantiques entre Cap Spartel (Tanger) et Essaouira. Placé en vigilance rouge, cet épisode devrait se prolonger du vendredi 6 février 2026 à 14h jusqu’au dimanche 8 février à 9h, avec des vagues pouvant parfois dépasser six mètres. Selon la météorologie nationale, une amélioration progressive des conditions est attendue à partir de lundi.

Ces conditions météorologiques difficiles, qui affectent plusieurs régions du Maroc depuis plusieurs semaines, perturbent l’activité portuaire sans entraîner pour autant un arrêt total des opérations. Les ports continuent de fonctionner, mais à un rythme dicté par les impératifs de sécurité et les contraintes climatiques.

«Comme partout dans le monde lors d’épisodes de mauvais temps, les délais d’attente sont plus importants que d’habitude», explique un responsable de l’Agence nationale des ports (ANP). Selon lui, la continuité du service est assurée, même si elle ne peut être totale lorsque la sécurité des infrastructures, des équipages et des opérateurs est en jeu.

Concrètement, plusieurs navires demeurent en rade en attendant une amélioration des conditions maritimes avant d’accoster. Les autorités portuaires privilégient une approche prudente, l’entrée d’un navire dans un port fortement agité pouvant présenter des risques tant pour les installations que pour les personnes.

Pour limiter l’impact de ces perturbations, l’ANP s’appuie sur différents dispositifs: cellules de veille actives en continu, coopération étroite avec la météorologie nationale fournissant des bulletins spécialisés adaptés aux besoins portuaires, ainsi qu’une mobilisation permanente des équipes sur le terrain. Dès que les conditions le permettent, le trafic reprend progressivement.

Ces contraintes ont toutefois des répercussions sur certaines chaînes logistiques sensibles, notamment l’approvisionnement en carburants. Les intempéries compliquent le déchargement de navires transportant des produits pétroliers ou du gaz butane, ce qui peut générer des tensions ponctuelles dans la logistique énergétique. Le ministère de la Transition énergétique assure néanmoins que des mesures ont été prises pour sécuriser l’approvisionnement et éviter toute rupture.

Par Wadie El Mouden
Le 06/02/2026 à 16h30