Mondial 2030: la France à l’offensive sur les chantiers économiques au Maroc

A partir de la gauche: Fouzi Lekjaa , pésident de la Fondation Maroc 2030, Nicolas Forissier, ministre français délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Philippe Diallo, président de la Fédération française de football et Mohamed Bachiri, directeur général Renault Group Maroc et coordinateur du Pôle industriel Maroc. (Y.Mannan/Le360)

Le 02/04/2026 à 20h39

VidéoEn déplacement à Rabat, le ministre français délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, a affiché la volonté de Paris de renforcer son partenariat économique avec le Maroc à l’approche du Mondial 2030. Aux côtés d’une délégation d’hommes d’affaires français, il a mis en avant les opportunités liées aux infrastructures, à l’industrie et aux grands projets que suscitera la co-organisation de la Coupe du monde.

Le ministre français délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, a longuement rencontré, jeudi, Fouzi Lekjaa, président de la Fondation Maroc 2030, dans l’objectif de promouvoir les investissements, les infrastructures et les échanges entre la France et le Maroc.

Accompagné d’une trentaine d’hommes d’affaires français, Nicolas Forissier a plaidé pour un renforcement du partenariat entre les deux pays dans plusieurs secteurs. Il a également salué les capacités du Maroc, rappelant la réussite de l’organisation de la CAN 2025, qui conforte, selon lui, l’expertise du Royaume en vue de la co-organisation du Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal.

La France, a-t-il affirmé, souhaite bâtir un partenariat solide avec le Maroc autour de plusieurs chantiers commerciaux et économiques, au regard de l’excellence des relations entretenues par les deux pays. «Nous voulons renforcer les relations économiques, notamment dans le cadre de la Coupe du monde 2030», a-t-il déclaré lors d’un colloque tenu au siège du Complexe Mohammed VI de football.

Le ministre français a précisé que cette question avait également été au cœur de ses échanges avec plusieurs ministres marocains. «Je veux dire que, sur le plan de la coopération industrielle, de la coopération entre nos entreprises, les choses sont excellentes et nous avons la volonté, ensemble, d’aller beaucoup plus loin et de construire l’avenir», a-t-il poursuivi.

Nicolas Forissier a également souligné que le Maroc pourrait tirer parti de l’expérience de la France, organisatrice de la Coupe du monde de football en 1998. Lors de cette rencontre, il siégeait à la tribune aux côtés de Philippe Diallo, président de la Fédération française de football.

En ouverture du colloque, Fouzi Lekjaa, président de la Fondation Maroc 2030, a salué la qualité des relations politiques entre Rabat et Paris, tout en se disant convaincu de la perspective d’un partenariat maroco-français constructif et fructueux à l’horizon du Mondial 2030.

Le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a notamment insisté sur la connaissance mutuelle acquise au fil des années entre les opérateurs économiques des deux pays. «L’un des atouts majeurs, c’est qu’aujourd’hui nos opérateurs économiques, de part et d’autre, se connaissent parfaitement bien, travaillent ensemble depuis plusieurs années, connaissent notre plan de charge et notre feuille de route. Ils ont travaillé dessus, l’ont exposée, et savent donc à quoi nous attendre ensemble dans l’avenir», a-t-il expliqué.

Fouzi Lekjaa a, dans la foulée, remercié le ministre français «d’être là, ainsi que tous ceux et celles qui ont contribué à cette rencontre, qui doit donner plus d’élan et plus de teneur à ce travail. Nous serons évidemment toujours déterminés à aller de l’avant pour être à la hauteur des attentes des deux peuples et des deux chefs d’État».

Enfin, le vice-président du Medef International, Gérard Wolf, a annoncé qu’un comité maroco-français se réunira dans les prochains jours autour de quatre ateliers consacrés à la mobilité, aux hautes technologies, à l’hébergement et à l’économie du sport. «Il faut se réunir périodiquement, car le temps presse», a-t-il conclu.

À mesure que se dessine l’échéance de 2030, la Coupe du monde apparaît ainsi comme un puissant accélérateur de coopération économique entre Rabat et Paris. Au-delà du football, c’est bien le rapprochement des marchés, des infrastructures et du savoir-faire qui se dessine déjà en coulisses.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 02/04/2026 à 20h39