Au détour des conférences du GITEX Africa, les échanges autour de l’intelligence artificielle alternent entre démonstrations technologiques et débats sur ses usages. Face à des solutions de plus en plus présentes, la question de leur appropriation par les étudiants se pose.
Le GITEX Africa 2026 confirme l’accélération des usages de l’intelligence artificielle et leur diffusion dans différents secteurs. Cette évolution pose la question de la capacité des institutions à structurer des réponses adaptées, en particulier dans le domaine de la formation.
Cette interrogation est au cœur de l’intervention d’Amine Bensaid, président de l’Université Al Akhawayn. Il décrit un environnement marqué par une accélération rapide des technologies, qui conduit à des réactions contrastées. «Cette révolution en intelligence artificielle continue de s’accélérer de manière exponentielle. Tout un chacun doit avoir une position par rapport à ça», indique-t-il. Il observe que certains acteurs «essaient de suivre une mode» tandis que d’autres hésitent face à la complexité des transformations en cours.
Face à ces dynamiques, l’approche défendue par l’Université Al Akhawayn repose sur une logique d’action progressive. «Ce que nous préconisons, c’est qu’il faut agir. Il faut savoir qu’on n’est pas dans la perfection», précise Amine Bensaid. L’établissement revendique un positionnement aligné sur les standards internationaux, avec un modèle centré sur «l’humain d’abord, mais avec la technologie pour l’impact».
Cette orientation se traduit par une stratégie pédagogique axée sur la formation et l’employabilité. «Notre leadership est dans la formation où l’humain est au centre, avec la pensée critique, l’autonomie, le service et l’impact à la société», souligne-t-il, en insistant également sur la nécessité de «réduire le gap socio-économique au Maroc». L’intelligence artificielle est ainsi envisagée comme un outil au service de ces objectifs.
Ce positionnement s’inscrit dans une dynamique plus large où le Maroc cherche à structurer ses capacités en matière de compétences numériques. L’enjeu dépasse le cadre national, dans un contexte africain marqué par une demande accrue en formation et en intégration des technologies. Les orientations présentées au GITEX Africa traduisent ainsi une volonté de relier innovation technologique et développement du capital humain.




