Le swahili, le haoussa, le peul, le wolof ou encore le xhosa sont longtemps restés à la marge de l’économie numérique mondiale. L’essor de l’intelligence artificielle modifie progressivement cette réalité. Les données linguistiques deviennent une ressource recherchée pour entraîner les modèles, développer de nouveaux services et accéder à des centaines de millions d’utilisateurs. Pour l’Afrique, l’enjeu concerne la capacité à transformer son patrimoine linguistique en valeur économique, technologique et industrielle.