Le Maroc se distingue par sa forte attractivité auprès des bailleurs de fonds internationaux pour les projets d’énergies renouvelables. C’est ce qui ressort du rapport annuel «Tracking SDG 7: The Energy Progress Report 2026» (Suivi de l’ODD 7: Rapport sur les progrès en matière d’énergie 2026), qui est publié par les cinq institutions gardiennes de l’Objectif de développement durable n°7, à savoir l’Agence internationale de l’énergie, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, la Division de statistique des Nations unies (DSNU), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé.
Le Royaume s’impose, en effet, comme l’un des quatre principaux bénéficiaires des flux financiers publics internationaux destinés aux énergies vertes dans la région Asie occidentale et Afrique du Nord aux côtés de la Turquie, de l’Azerbaïdjan et de l’Égypte. Ces quatre pays accaparent à eux seuls 78% des financements alloués à cette zone géographique en 2024, année durant laquelle la région a enregistré la plus forte progression de ces financements par rapport à son pic historique, selon le rapport.
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Les engagements dans cette région sont, en effet, passés de 3 milliards de dollars en 2023 à 3,7 milliards en 2024, franchissant ainsi pour la première fois son précédent record de 2016. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque mondiale ont réalisé des engagements records dans la région, avec, respectivement, 1,083 milliard et 1,073 milliard de dollars. Plus de la moitié (51%) de ces flux régionaux est destinée au solaire et 22% à l’éolien.
Pour le Maroc, cette ventilation des financements correspond précisément aux axes sur lesquels le pays a bâti son plan énergétique depuis 2009, visant à porter la part des renouvelables à 52% de la capacité électrique installée d’ici 2030.
6,6 milliards de dollars en quinze ans
Le rapport relève que sur la période 2010-2024, le Maroc a attiré 6,6 milliards de dollars de financements publics internationaux pour les énergies renouvelables, ce qui le place au 10ème rang mondial des pays bénéficiaires dans ce classement cumulatif qui couvre 42 pays et territoires représentant 80% de la totalité des engagements mondiaux. En Afrique, le Maroc est troisième derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte.
À l’échelle globale, les flux financiers publics internationaux pour les énergies propres dans les pays en développement ont très légèrement progressé en 2024, atteignant 24,6 milliards de dollars contre 24,4 milliards en 2023.
Cette quasi-stagnation survient alors que l’aide publique au développement des membres du Comité d’aide au développement de l’OCDE a reculé de 6% en 2024, une première baisse en cinq ans. Le rapport avertit que cette contraction devrait se poursuivre dans les années à venir.
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Sur le volet de l’accès à l’électricité, le rapport a cité le Maroc parmi les moteurs des progrès enregistrés en Afrique du Nord entre 2010 et 2024, notant que cette sous-région a réduit son déficit d’accès de 6 millions de personnes sur cette période. Cette performance inscrit l’Afrique du Nord à l’opposé de l’Afrique subsaharienne, où le déficit d’accès à l’électricité continue de se creuser.
À l’échelle mondiale, ce taux a atteint 91,93% en 2024 selon le rapport. À noter que le Maroc, grâce au Programme d’électrification rurale globale (PERG), a permis d’atteindre actuellement un taux d’électrification supérieur à 99%, selon les chiffres officiels.




