Carburants: les cours baissent, les prix à la pompe restent inchangés

Pistolets de pompes à carburant. 
Pistolets de pompes à carburant.  . IADE-Michoko - Pixabay

Revue de presseKiosque360. Alors que les cours du pétrole à l’international marquent une baisse substantielle, le prix à la pompe reste élevé au Maroc. La faute au temps de latence entre l’annonce et sa répercussion sur le marché, mais pas seulement. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 22/11/2022 à 22h30

Les cours du pétrole à l’international sont en chute sur les marchés internationaux des matières premières. En début de semaine, le Brent de la mer du nord s’échangeait à 86 dollars le baril. Même tendance pour ce qui est de la référence américaine, le West intermediate Texas (WTI), qui gravitait autour du même cours. «La question qui se pose alors est de savoir pourquoi le consommateur ne ressent pas ce repli des cours des marchés internationaux», s’interroge le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du mercredi 23 novembre.

En effet, si le prix du gasoil a légèrement baissé vendredi dans plusieurs stations-service (d’environ 23 centimes), le prix de l’essence est resté inchangé après la hausse de 84 centimes opérée il y a deux semaines.

L’explication est à trouver dans le fait que le prix d’achat est fixé le jour de la livraison, et non pas le jour de la commande et dans le décalage entre le moment où les distributeurs achètent et le moment où ils le stockent, puis le distribuent. «Le délai entre la passation de la commande et la livraison est de 45 jours», précise le quotidien. Pour l’économiste Omar Bakkou, il y a toujours «un temps de latence» sur la répercussion de la baisse.

Cité par le quotidien, le président de la Fédération marocaine des droits du consommateur, Bouazza Kharrati, avance d’autres arguments. Pour lui, «c’est toujours le grand dilemme au Maroc. Les hausses sont instantanément appliquées, mais les baisses, il faut se lever tôt pour les avoir». Kharrati consent que les prix des carburants sont libres, et que seul l’affichage en constitue une obligation. Par contre, le consommateur se trouve dépourvu de tout moyen de défense.

«Aujourd’hui, tous les regards se tournent vers le Conseil de la concurrence (CC) censé intervenir pour établir la vérité des prix. Sauf que pour Omar Bakkou, l’intervention du CC n’est pas instantanée, cette institution n’étant pas un régulateur spécifique du marché des carburants. Il est seulement le généraliste de la régulation des marchés», indique Les Inspirations Eco.

Par Nabil Ouzzane
Le 22/11/2022 à 22h30

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