Agriculture: ce que prévoit l’accord signé entre OCP Africa et le gouvernement du Mali

Lors de la signature du protocole d'accord entre OCP Africa et le ministère malien de l’Agriculture, le 2 octobre 2024 à Bamako.

OCP Africa, filiale du Groupe OCP, a signé le mercredi 2 octobre un protocole d’accord avec le ministère de l’Agriculture du Mali. Ce partenariat, soutenu par la Banque Mondiale, vise à renforcer l’agriculture malienne en améliorant la santé des sols et en facilitant l’accès des petits exploitants aux intrants et aux services essentiels.

Le 03/10/2024 à 14h38

L’accord entre OCP Africa et le ministère malien de l’Agriculture fait suite à la signature d’un protocole similaire entre le groupe OCP et la Banque mondiale lors des Assises annuelles de la Banque Mondiale et du FMI à Marrakech, dans le cadre des initiatives de soutien aux agriculteurs d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

Ce partenariat se déploie autour de plusieurs initiatives visant à renforcer l’agriculture et promouvoir la santé des sols au Mali. Concrètement, OCP Africa mettra en place des parcelles expérimentales pour tester des solutions innovantes destinées à restaurer la fertilité des sols. À cette fin, une cartographie numérique sera élaborée, permettant une fertilisation précise selon les principes des «4R» (right fertilizer, right rate, right time, right place): le bon moment, la bonne source, le bon ratio et le bon endroit.

Parallèlement, le projet prévoit l’établissement de centres de services agricoles de nouvelle génération, qui auront pour mission de diffuser les meilleures pratiques dans le secteur. Une plateforme digitale facilitera la connexion des agriculteurs aux chaînes de valeur agricoles, tandis qu’une école-laboratoire mobile offrira des analyses de sols et des conseils agronomiques directement sur le terrain.

Enfin, le partenariat s’engage à soutenir l’entrepreneuriat agricole des jeunes et des femmes en favorisant l’agritech. Cela inclura des programmes de formation, d’incubation et d’accélération de startups en agritech, en partenariat avec l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P), ainsi que la création d’un écosystème de startups agricoles soutenues par des fonds de capital-risque afin d’encourager l’innovation locale.

Par Ayoub Khattabi
Le 03/10/2024 à 14h38

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La «diplomatie du phosphate» bât son plein, de nouveau; et tant mieux pour le Maroc. Ça, d’un point de vue politique. Mais elle sert aussi à ouvrir des perspectives économiques pour le groupe marocain qui, dans un futur pas tellement lointain - une décennie tout au plus, devrait voir ses parts de marché augmenter substantiellement; » pour ainsi devenir un poids lourd de la sécurité alimentaire mondiale. En effet, le joyau national pourrait potentiellement offrir au Maroc une place parmi les grands de ce monde. Le pays serait courtisé par tout le monde; puisqu’il est promis à devenir un acteur majeur dans l’économie mondiale. Reste seulement à savoir si les marocains feront preuve de sérieux, de rigueur et un grand sens de patriotisme pour que leur pays réussisse ce pari!

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