Rapport d’Amnesty sur un groupe de détenus: la DGAPR dément les allégations «infondées» de l’ONG

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La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a démenti vendredi les allégations infondées contenues dans le rapport d’Amnesty International (AI) au sujet d’un groupe de détenus.

Le 05/05/2023 à 20h07

Dans une mise au point parvenue à la MAP, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) indique que les détenus cités dans ledit rapport bénéficient de tous les droits inscrits dans la réglementation régissant les établissements pénitentiaires, tout comme d’ailleurs les autres détenus, à savoir le droit à la promenade, les études, les visites régulières et la communication avec le monde extérieur, outre les entrevues avec leurs avocats.

Ils disposent aussi, à l’intérieur de leurs cellules, d’une radio, d’un téléviseur avec accès aux chaînes de sport payantes et reçoivent également de leurs proches des livres, des magazines et des journaux, ainsi que les stylos et les feuilles de papier auxquels ils ont accès à leur demande auprès des établissements pénitentiaires où ils purgent leurs peines, ajoute-t-on de même source.

Concernant les allégations infondées publiées dans le rapport d’Amnesty International (AI) au sujet du détenu R.B. à la prison locale El Arjat 1, la DGAPR assure que l’administration de cette prison n’a jamais interdit à ses proches de lui amener un livre, précisant que lors de la seule année 2023, le détenu en question avait reçu 44 journaux dont 36 en français, 19 livres outre le Saint Coran, ainsi qu’un cahier et des stylos, sachant que l’administration de cet établissement lui livre des stylos et des feuilles de papier chaque fois qu’il en formule la demande.

La même source note que le détenu en question reçoit également des lettres de l’extérieur et bénéficie de manière périodique de la visite de sa famille.

Pour ce qui est de la situation du détenu M.Z., qui purge sa peine dans cette même prison, la DGAPR précise que son encellulement individuel intervient suite à une demande orale de sa part exprimée juste après son incarcération avant d’être confirmée par un écrit adressé à l’administration le 3 mai 2023, ajoutant que cet détenu a reçu, durant les mois écoulés de cette année, deux livres en français et deux cahiers grand format, contrairement aux allégations fallacieuses de cette organisation sur sa supposée «privation d’accéder aux journaux et d’entretenir des correspondances avec son avocat».

La même source indique aussi que le détenu M.Z. a adressé, le 26 avril 2023, une correspondance au procureur général du Roi, demandant la présence d’un notaire à l’établissement pénitentiaire en vue de lui établir une procuration au nom de son fils, avocat de profession. Par ailleurs, la même source fait savoir que ce détenu dispose dans sa cellule d’un téléviseur, de l’eau chaude ainsi que d’un appareil de chauffage.

S’agissant de la situation du détenu T.B., qui purge sa peine à la prison locale El Arjat 2, la DGAPR précise qu’il a reçu de nombreux livres et journaux et dispose également d’une radio et d’un téléviseur avec accès aux chaînes de sport, ajoutant que lors des quelques mois écoulés de cette année, il a reçu 257 journaux, 32 magazines, 474 journaux en ligne imprimés, 12 journaux francophones ainsi que 36 livres, outre sa possession de cahiers, de feuilles de papier et de stylos utilisés dans ses requêtes et ses correspondances.

Concernant le cas du détenu O.R., incarcéré à la prison Tifelt, et les allégations du rapport sur «sa supposée privation de poursuivre ses études et de disposer de stylos et de feuilles de papier», la DGPAR révèle que le détenu en question a passé sans succès le 3 octobre dernier un examen de sélection pour l’accès au «Master des institutions et organisations sociales» à la Faculté des lettres et des sciences humaines Aïn Chock de Casablanca, ajoutant que sa supposée «privation de stylos et de feuilles de papier» est une accusation infondée puisque le détenu en question dispose de livres, de magazines et de journaux qu’il a reçus de sa famille ou en les empruntant à la bibliothèque de l’établissement pénitentiaire, outre le privilège de suivre des cours de musique au centre pédagogique de la prison.

Et d’ajouter que le détenu en question a reçu, durant les derniers mois de l’année 2023, un total de 72 livres, 83 journaux et 22 magazines. Au sujet de son contact avec le monde extérieur, la même source indique qu’il a reçu 49 lettres, outre les communications téléphoniques avec ses proches ainsi que les visites familiales qui lui sont rendues de façon régulière.

Quant au détenu S.R., qui purge sa peine à la prison locale Aïn Borja, la DGAPR assure dans sa mise au point qu’il dispose lui aussi d’une quantité de livres et de journaux ainsi qu’une radio et un téléviseur, détaillant qu’il a reçu, lors des derniers mois de cette année, 30 livres dont 13 en langue française, 99 journaux arabophones, 16 journaux francophones, 6 magazines arabophones et 18 autres en langue française.

Et de conclure en précisant que son encellulement individuel fait suite à sa demande en date du 25 mai 2020 qui a recueilli une réponse favorable de la part de l’administration de l’établissement pénitentiaire, contrairement aux allégations d’AI.

Par Le360 (avec MAP)
Le 05/05/2023 à 20h07

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