Mairie de Tétouan: des repris de justice reprennent du service

Commune urbaine de Tétouan.

Commune urbaine de Tétouan.

Revue de presseDes voix s’élèvent au sein du conseil communal de Tétouan pour dénoncer le retour de certains membres de la commune, condamnés à de la prison ferme, qui ont repris l’exercice de leur mandat. Les détails de cette affaire dans cette revue de presse, tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 30/06/2025 à 19h40

Des membres de la commune urbaine de Tétouan, condamnés à des peines de prison ferme pour différentes accusations, ont repris l’exercice de leur mandat local, suscitant le mécontentement de plusieurs élus de la même commune.

Ces derniers se sont interrogés, dimanche dernier, sur le fait de savoir «comment des membres du conseil, condamnés pour escroquerie et implication dans des affaires de trafic de drogue, peuvent encore gérer les affaires locales, signer des courriers officiels, accueillir des personnalités et représenter la commune urbaine dans des activités culturelles et artistiques», rapporte Al Akhbar dans son édition du mardi 1er juillet.

Les membres de la commune visés par ces critiques seraient «un vice-président du conseil, de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), ayant purgé une peine de réclusion criminelle pour escroquerie, et une autre conseillère de la commune, condamnée en première instance à une peine de quatre mois de prison ferme, assortie d’une amende de 4.000 dirhams pour son implication dans des affaires liées à la consommation de drogue».

En plus de ces deux membres aujourd’hui libérés, poursuit le quotidien, «un élu du Parti authenticité et modernité (PAM) demeure sous les verrous pour purger sa peine, suite à sa condamnation pour falsification de documents officiels portant sur des désistements à hauteur de plusieurs millions de dirhams».

Des sources proches de la présidence de la commune justifient la présence d’élus condamnés à des peines de prison ferme au sein de ses instances par le fait que «les jugements rendus à leur encontre ne sont pas encore définitifs et n’ont pas la force de la chose jugée».

Et de préciser qu’«il n’existe aucune loi interdisant leur retour à la commune pour reprendre l’exercice de leur mandat, d’autant plus que les autorités de tutelle, présentes lors de rencontres auxquelles ils participent, n’ont émis aucune réserve à ce sujet».

Face à cet argument, indique le quotidien, les élus protestataires ont évoqué le projet de code d’éthique et de déontologie, censé encadrer la conduite des élus sur la base de valeurs durant leur mandat, concrétisant par ailleurs la teneur du message royal relatif à la moralisation de la vie politique.

Par Mohamed Younsi
Le 30/06/2025 à 19h40