Le ministère de l’Intérieur décrète la fin des dos d’âne anarchiques

Les dos d’âne anarchiques qui font mal aux châssis et autres amortisseurs, quand ils ne sont eux-mêmes source d’accidents de la circulation, c’est bientôt fini.. DR

Revue de presseEn coordination avec l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), le ministère de l’Intérieur s’apprête à lancer une vaste campagne pour mettre fin aux fameux dos d’âne construits de manière anarchique. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 01/10/2024 à 21h07

Les dos d’âne anarchiques, qui font mal aux châssis et autres amortisseurs quand ils ne sont eux-mêmes source d’accidents de la circulation, c’est bientôt fini. Le ministère de l’Intérieur, cité par le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, s’y engage. Ceci, dans une réponse formulée par Abdelouafi Laftit à une question écrite au Parlement. Une vaste campagne, impliquant l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), sera menée dans ce sens.

Elle sera entamée par la sensibilisation de toutes les parties prenantes, notamment au niveau local, à ce genre de constructions afin que toutes soient alignées en termes de règles à respecter en la matière. Partant, le guide général de signalisation sera obligatoire et le respect de ses dispositions engagera la responsabilité des concernés.

Abdelouafi Laftit a apporté nombre de précisions sur le sujet. Il a indiqué que 36% des «ralentisseurs» se trouvant dans le périmètre urbain de 70 préfectures et provinces avaent été construits de manière anarchique. La plupart sont situés dans des ruelles et passages se trouvant dans des quartiers populaires, les habitants prenant souvent l’initiative d’en construire afin d’obliger voitures et deux-roues à ralentir et limiter ainsi le nombre d’accidents de la route.

Le tout, au mépris de la loi et dans l’indifférence de certaines autorités locales pourtant tenues de délimiter les zones et emplacements de ces dos d’âne. Un contrôle plus strict leur sera imposé et une coordination à tous les niveaux sera menée pour fixer aussi bien le nombre de ces ralentisseurs que les normes auxquelles leur mise en place doit obéir.

Des communes comme Casablanca ont par ailleurs pris les devants en entamant de vastes chantiers de mise à niveau de leurs artères, souligne Al Ahdath Al Maghribia. Les travaux concernent également la mise aux normes de ces ralentisseurs.

En attendant, la loi englobe plusieurs aspects importants: d’abord l’obligation de signalisation, avec l’installation d’un panneau avertissant de la présence d’un ralentisseur. Puis les dimensions, à savoir l’épaisseur et la largeur qui doivent supporter toute la longueur d’un véhicule donné avec une hauteur ne touchant pas le châssis. La réalisation de bandes réductrices de vitesse devra se faire en enrobes bitumineux sur une épaisseur de 4 cm, comprenant aussi l’application de deux couches de peinture sur lesdites bandes, afin notamment qu’elles soient visibles pour les automobilistes. Nous en sommes souvent bien loin.

Par Walid Ayadi
Le 01/10/2024 à 21h07

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Enfin nos responsables de la circulation se sont réveillés. Ils devraient être des incompétents insoucieux des citoyens pour prendre des années avant de réagir. Ces ralentisseurs anarchiques sont dangereux. Ma voiture de chassi bas a été endommagée à cause d' un dos d' âne invisible et trop courbé. Ce type de dos d'âne contribue à la dégradation du pouvoir d'achat et à augmenter les risques. Pour contraindre les conducteurs à ralentir il y a d' autres techniques plus intelligentes.

A dar bouazza une grande rue n a toujours pas de dos d anes malgré trois (3) demandes adressees a la commune. Cette grande rue a vu de graves drames de la circulation. Nous parlons de la rue Indonesie du villege pilote. A cela s ajoute un eclairage public bricolé qui se defait des la premiere bourrasque ou la 1ere pluie.Les blocs luminaires vetustes datent de plus de 30 ans. N y a t il pas de controle ???

L'objectif d'un ralentisseur doit être de sauvegarder la vie humaine et non de veiller anarchiquement au confort des résidents des rues ou de quartier. Pour cela , il y a d'autres moyens et d'autres lois. Les ralentisseurs invisibles (non peints) et hors normes sont autant plus dangereux pour le véhicule et pour les humains que l'absence de signalisation. Il ne faut utiliser ces ralentisseurs en substitution à la régulation de la mobilité, il y a cette fin des outils tels que des limiteurs de vitesses, radars et stop et feux tricolores. Il faut s'occuper de la signalisation qui est pauvre. Un feu rouge sous un arbre, derrière un palmier, caché par un panneau ou un interdit dont seule la tige qui reste. Des passages piétons invisibles et non déclarés.

Outre ces dos d'âne anarchiques qu'il faut éradiquer et remplacés par ceux respectant les normes légales, il y a lieu aussi de se pencher sur l'installation des panneaux de signalisation tels Le stop et l'interdiction de stationnement et d'autres panneaux susceptibles de réguler la circulation et réduire les accidents de la circulation, notamment dans certains quartiers populaires et périphériques où les ces moyens de prévention sont quasiment plus de inexistants.

Depuis longtemps ce problème me dérange et j'incrimine les responsables du domaine! D'ailleurs à chaque traversée de ces faux dos d'âne ces responsables sont insultés gratuitement par le public. Pourtant l'unification d'une norme de ces dos d'âne ne nécessite pas beaucoup de frais. Ces dos d'âne doivent entrer dans les cahiers de charges des chantiers comme les trottoirs.

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