Co-présidée par Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences et Gilbert F. Houngbo, Directeur général de l’OIT (Organisation internationale du travail), cette rencontre de haut niveau réunira des délégations gouvernementales, des partenaires sociaux et des éminents représentants de la société civile. L’objectif cardinal est de catalyser l’action globale contre l’exploitation juvénile, alors que les indicateurs mondiaux révèlent que 138 millions d’enfants demeurent assujettis à une activité laborieuse.
Cette conférence intervient à une conjoncture jugée critique par les organisations non gouvernementales. Si une décrue de près de moitié a été enregistrée depuis le tournant du millénaire, les progrès actuels s’avèrent insuffisants pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) fixés sous l’égide des Nations unies. Les chiffres demeurent alarmants: sur les 138 millions d’enfants concernés, environ 54 millions sont exposés à des travaux périlleux, compromettant irrémédiablement leur intégrité physique, leur sécurité et leur épanouissement.
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En marge de ces enjeux socio-économiques, la diplomatie marocaine a récemment élargi le spectre du débat à la dimension sécuritaire et humanitaire. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a plaidé avec vigueur à Rabat pour la genèse d’un instrument juridique contraignant destiné à éradiquer le phénomène des enfants soldats.
Le chef de la diplomatie a déploré un vide normatif persistant à l’échelle du continent, soulignant l’absence d’un socle juridique commun pour contrer le recrutement militaire des mineurs de manière exhaustive. Le constat est d’autant plus pressant que l’Afrique concentre environ 120.000 enfants soldats, soit 40% de l’effectif mondial, une réalité que le Royaume entend placer au cœur des priorités de l’agenda multilatéral.








