L’atroce exploitation des agents de sécurité par les sociétés de gardiennage

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Revue de presseKiosque360. L’association des agents de sécurité privée dénonce la situation de précarité dans laquelle vivent ces employés. Elle accuse les sociétés de gardiennage de les priver de leurs droits les plus élémentaires. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 21/08/2022 à 21h12

Les agents de sécurité privée sont les plus touchés, parmi plusieurs professions, par la précarité de l’emploi et la dureté des conditions de travail. Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du lundi 22 août, que ces vigiles travaillent de longues heures sans être indemnisés. Ils sont, en outre, privés de congés annuels tout en étant sous la menace permanente de licenciement. L’instance nationale des agents de sécurité privée a dénoncé, une fois de plus, la situation intolérable dans laquelle vivent ces vigiles malgré ses multiples interventions auprès des autorités concernées.

Dans un communiqué, cette instance a attiré l’attention des pouvoirs publics sur l’exploitation atroce des vigiles par les sociétés de gardiennage qui leur soutirent une grande partie de leurs salaires tout en les privant des droits les plus élémentaires figurant dans le code de travail. Il s’agit notamment de la durée légale de travail qui est fixée à 44 heures par semaine. Sauf que les agents de sécurité sont contraints de travailler 72 heures par semaine sans qu’ils ne soient indemnisés pour les heures supplémentaires estimées à 27 heures.

Al Ahdath Al Maghribia souligne que cette instance indique, par ailleurs, que de nombreux agents sont privés d’assurance maladie, de congés annuels et d’indemnisation pour les jours fériés comme les fêtes nationales et religieuses. Pis encore les sociétés de gardiennage ne déclarent pas à la CNSS la totalité des jours qu’ils ont travaillés. Sans oublier les manœuvres pernicieuses employées par ces entreprises pour les priver de primes d’ancienneté. Ceci sans oublie les licenciement abusifs et le mauvais traitement des employés.

Par Hassan Benadad
Le 21/08/2022 à 21h12