Intempéries: léger repli des eaux à l’embouchure de l’oued Sebou à Kénitra dont le débit reste soutenu

L’oued Sebou entame un timide reflux à son embouchure à Kénitra, laissant progressivement réapparaitre la corniche de la ville, lundi 9 février 2026. (Y.Mannan/Le360)

Le 09/02/2026 à 19h14

VidéoAprès plusieurs jours de crues spectaculaires provoquées par les pluies diluviennes dans le Gharb et les lâchers de barrages, l’oued Sebou amorce un léger reflux à son embouchure à Kénitra. Si la corniche commence à réapparaître, le débit du fleuve reste néanmoins élevé et la vigilance demeure de mise.

À l’embouchure de l’oued Sebou à Kénitra, les eaux du fleuve, gonflées par les précipitations exceptionnelles enregistrées dans le Gharb et par les lâchers de certains barrages, se déversaient encore ce lundi dans l’océan Atlantique à grande vitesse. Malgré cette puissance, un léger repli a été observé des deux côtés de l’embouchure, laissant apparaître une corniche presque totalement dégagée.

La force du courant a diminué depuis aujourd’hui, notamment en raison du recul des grands débits en provenance du Gharb, expliquent plusieurs témoignages recueillis par Le360 sur place ce samedi après-midi.

Selon Saïd Krich, président de l’Association des amis de Sebou, la vitesse inhabituelle observée ces derniers jours s’explique par l’accumulation des eaux issues des pluies et des crues des oueds affluents. «Généralement, les eaux de l’embouchure sont calmes, mais aujourd’hui, en raison des pluies diluviennes qui se sont abattues dans le Gharb, le volume du fleuve a considérablement augmenté», souligne-t-il.

En parcourant la corniche aménagée au niveau de l’embouchure, les stigmates des débordements restent visibles. Dépôts de vase, végétation couchée et zones fragilisées témoignent de la violence des crues récentes.

À la sortie de la ville, en direction de l’autoroute reliant Tanger à Casablanca, de vastes superficies agricoles longeant le cours du fleuve demeurent inondées, rappelant l’ampleur des précipitations qui se sont abattues sur la région ces dernières semaines.

Si le reflux observé à l’embouchure marque une accalmie bienvenue, il ne signifie pas pour autant la fin de l’épisode. Le Sebou reste sous surveillance étroite, car dans le Gharb, chaque pluie supplémentaire peut encore transformer le fleuve en torrent indocile.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 09/02/2026 à 19h14