Sur le terrain, l’unité militaire mobilisée à Ksar El Kébir maintient une présence continue dans les zones les plus affectées par la montée des eaux. Face à l’ampleur des inondations, les opérations se concentrent sur les quartiers désertés par une grande partie des habitants, partis vers des centres d’hébergement ou des villes voisines.
Sur la route de Larache, l’eau a effacé les repères. Les rues se confondent avec le lit du fleuve débordé, et seuls les sommets de quelques trottoirs et quelques panneaux de signalisation émergent de cette étendue. À bord d’un bateau de sauvetage, les éléments des FAR progressent lentement, scrutant les façades, attentifs au moindre signe.
À chaque halte, des appels résonnent au pied des immeubles. Les militaires marquent des pauses, écoutent, recommencent. Lorsqu’une réponse se fait entendre, l’intervention s’organise alors sans précipitation. Les personnes encore présentes dans leurs logements sont aidées à monter à bord, sécurisées, puis évacuées vers des zones sûres.
À Ksar El Kébir, les Forces armées royales continuent leurs opérations de sauvetage (S.Kadry/Le360).
Pour mieux coordonner les opérations, un drone survole en permanence les quartiers submergés. Depuis les airs, il capte l’étendue des dégâts et guide les équipes vers les secteurs les plus critiques.
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Sous la direction de leur commandant, les éléments de l’unité de secours enchaînent les interventions, malgré la fatigue et la complexité du terrain. Dans une ville figée par les eaux, leur présence rassure. À Ksar El Kébir, tandis que le niveau du Oued Loukkos reste élevé, les opérations de sauvetage se poursuivent avec une seule priorité: atteindre les derniers habitants et les mettre à l’abri.


















