Démantèlement d’un important réseau de trafic de produits pyrotechniques

Une partie des pétards et feux d’artifice saisis par la DGSN à Casablanca, le 3 juin 2026.

Revue de presseUne opération d’envergure menée par la Sûreté nationale a permis d’intercepter près de trois millions d’unités de pétards et de feux d’artifice illégaux à Casablanca, ce qui a permis de révéler l’intensification de la lutte contre ces produits explosifs, à l’approche des célébrations d’Achoura. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 04/06/2026 à 18h29

La vigilance continue des services de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) vient de porter un coup d’arrêt magistral à des réseaux d’importation clandestine de matériel pyrotechnique. Au cours de cette opération ciblée, les forces de l’ordre ont pu interpeller deux individus en flagrant délit de possession d’un stock de pétards et de feux d’artifice de contrebande.

Les données communiquées suite à cette affaire font état d’un total de 2,9 millions d’unités de ces produits hautement prohibés, immédiatement placés sous séquestre pour les suites à donner à l’enquête judiciaire. Cette intervention s’est déroulée au centre de Casablanca, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 5 juin, précisant que «les investigations préliminaires révèlent que cette cargaison massive était destinée à être écoulée à grande échelle sur les marchés locaux et dans les différents quartiers de la ville, sans la moindre autorisation légale ni aucun respect des réglementations strictes en vigueur».

L’ampleur de la saisie a conduit la brigade de la police judiciaire d’Anfa d’engager dans la foulée une enquête approfondie, sous la supervision directe du parquet général compétent. Objectif prioritaire des enquêteurs: identifier les ramifications de ce réseau criminel, retracer les filières d’approvisionnement et interpeller l’ensemble des complices impliqués dans cette tentative de commercialisation illégale. Les deux suspects arrêtés sont actuellement «soumis aux procédures de la garde à vue», indique le quotidien, selon lequel. «cette phase de la procédure d’instruction vise à approfondir les investigations, à reconstituer les itinéraires logistiques empruntés par ces matières dangereuses avant leur arrivée sur le territoire national, et à démanteler définitivement les connexions de ce commerce informel non répertorié».

Selon Al Ahdath Al Maghribia, «cette saisie record s’inscrit en réalité dans le prolongement direct des efforts sécuritaires anticipatifs et ininterrompus que déploient les différentes brigades de police à l’échelle nationale, une stratégie globale visant à éradiquer le trafic et l’usage détourné de substances explosives et pyrotechniques». En effet, ajoute le quotidien, «la multiplication de ces opérations policières préventives répond à un impératif de sécurité publique absolu, tant l’utilisation anarchique de ces dispositifs représente une menace directe et imminente pour la sécurité des citoyens, la tranquillité publique et l’intégrité des biens». En effet, cette problématique s’accentue de manière critique à l’approche et durant les célébrations traditionnelles de la fête d’Achoura, rappelle Al Ahdath Al Maghribia, ajoutant qu’«à cette période de l’année, les ruelles et les grands boulevards de nombreuses villes marocaines se métamorphosent tragiquement en de véritables simulacres de zones de conflit, rythmés par des détonations successives et enveloppés d’épaisses colonnes de fumée». Les principaux acteurs de ces scènes chaotiques sont malheureusement des enfants et des adolescents âgés de moins de 18 ans, qui se livrent compulsivement à faire exploser des pétards, relate le quotidien, ce qui a le don de diffuser «un climat de panique et d’insécurité sur la voie publique, au mépris total des risques majeurs encourus».

Le quotidien signale que ces engins pyrotechniques explosifs, qui «génèrent des déflagrations d’une puissance insoupçonnée», ne sont pas «de simples jouets inoffensifs», et provoquent «de fortes explosions dont le son peut atteindre un rayon de près de cent mètres». Leur manipulation «provoque régulièrement des infirmités motrices et sensorielles, irréversibles pour les plus jeunes», avertit le quotidien.

Par La Rédaction
Le 04/06/2026 à 18h29