Vidéo. Covid-19: Kan ya makane, le 1er mai à Casablanca

le360

Le 01/05/2020 à 14h41

VidéoC’est inédit. Nous sommes le 1er mai, mais c’est une fête sans convives, ni hôtes non plus. Casablanca est une ville déserte. Les sièges des grandes centrales syndicales sont vides. A l’année prochaine! Reportage.

Il est près de 10 heures ce vendredi 1er mai et nous sommes sur l’avenue des FAR face au siège de l’Union marocaine du travail (UMT, le plus vieux syndicat au Maroc). Et à un jet de pierre de la Bourse de Casablanca. Là où «le capital et les prolétaires sont voisins et se regardent face à face», comme aime à répéter Miloudi Moukharik, SG de l’UMT.

A l’un des balcons de l’UMT, quelques militants brandissent des fanions et c’est tout. Personne n’a fait de nuit blanche pour préparer les gigantesques banderoles revendicatives et le fournisseur de casquettes devra attendre l’année prochaine.

A une centaine de mètres, c’est de cette place en face de l’Hôtel Farah que partait la principale marche des prolétaires de Casablanca. Aujourd’hui, il n’y a ni manifestants, ni estrades. Sapeurs-pompiers et forces de l’ordre sont également aux abonnés absents. Un vrai 1er mai pour certains.

Changement de décor et de destination. Nous sommes à Derb Omar, le fief historique de la Confédération démocratique du travail du célèbre Noubir Amaoui. Là non plus, pas de smicards en vue, ni de discours enflammés fustigeant ceux qui oppriment l’ouvrier, la veuve et l’orphelin.

Et on devine qu’à Hay Mohammadi où s’est incrustée l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM, pro-PJD), c’est le même silence. Un début de journée ramadanesque, le confinement en bonus.

La plupart des syndicats ont opté pour des célébrations virtuelles. En attendant un vrai 1er mai. L’année prochaine, inchallah!

Par Amine Lamkhida et Khadija Sebbar
Le 01/05/2020 à 14h41

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présence ou pas présence des travailleurs à la fête du 1er mai 2021 ne veut pas dire grand chose à partir du moment ou le divorce est consommé ,depuis perpette, entre les centrales syndicales et la classe des travailleurs.Et puisque nous sommes dans un milieu traditionnel conservateur, fondamentalement parlant, de la société marocaine et l'inconscient collectif populaire ,l'emploi du terme répudiation me parait plus approprié.les travailleurs ont choisi leur camp les syndicats le leur c'est à dire le double jeux tout en tirant le maximum de profit matériel au point de s'enrichir d'une maniéré qui dépasse tout entendement.Affaibli,des les indépendances du maroc, par le régime par les moyens de l'isolement la liquidation de militants authentiques,la corruption,la division,infiltration

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