Le dossier du Sahara marocain connaît une dynamique diplomatique accélérée qui reflète une transformation qualitative dans l’équilibre du soutien des pays africains à l’intégrité territoriale du Royaume. «Dans un laps de temps relativement court, des positions favorables ont émergé de la part de puissances africaines influentes telles que l’Égypte, le Kenya et le Mali, des États qui disposent d’un poids politique notable et d’une position stratégique au sein du continent», indique le quotidien Al Akhbar dans son éditorial du lundi 13 avril. Cette évolution s’inscrit dans la perspective d’un règlement définitif fondé sur l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine.
Ces avancées diplomatiques ne doivent rien au hasard. Elles sont le fruit d’un travail méthodique, constant et réfléchi, mené par le Royaume sous la conduite directe du souverain Mohammed VI. Cette stratégie repose sur une vision claire qui conjugue la défense ferme de l’unité territoriale et l’ouverture à des partenariats mutuellement bénéfiques. «Grâce à cette approche moderne et adaptée aux exigences contemporaines, le Maroc est parvenu à rallier un soutien croissant à son initiative d’autonomie, perçue comme l’unique solution réaliste et crédible pour mettre fin à un conflit prolongé qui a entravé la dynamique de développement régional», écrit Al Akhbar.
Dans le même temps, le Royaume poursuit ses efforts pour dénoncer les agissements des milices du Polisario, en mettant en lumière les menaces sécuritaires qui y sont associées. Il s’agit notamment de l’essor des activités de trafic et de commerce illicite, ainsi que des tentatives de déstabilisation dans la région du Sahel et du Sahara. Le Maroc souligne également les risques réels liés aux projets de fragmentation de la région, susceptibles de plonger les États concernés dans une spirale de chaos incompatible avec les aspirations des populations à la sécurité et au développement.
L’approche marocaine ne se limite toutefois pas à l’action diplomatique. «Elle englobe également le lancement de grands projets de développement, en particulier dans les provinces du Sud, avec un accent sur la modernisation des infrastructures et l’ouverture de nouvelles perspectives d’investissement», rappelle Al Akhbar. Le développement de ports d’envergure internationale, notamment sur la façade atlantique, s’impose comme un levier stratégique pour renforcer l’intégration économique africaine. Cette vision globale, articulant dimensions politique et économique, consolide la crédibilité du Maroc en tant que partenaire fiable et ancre la stabilité dans une logique de croissance partagée.
Face à la persistance de certains discours dépassés hérités de la guerre froide, la réalité internationale actuelle tend de plus en plus à privilégier des solutions pragmatiques et opérationnelles concernant le Sahara marocain. Cette tendance renforce la position de l’initiative marocaine d’autonomie, qui continue de mobiliser un appui international grandissant. Une conviction s’impose progressivement à l’échelle mondiale: tout retard dans le règlement de ce différend artificiel ne fait qu’alimenter les réseaux terroristes et criminels, encourager la fragmentation régionale et freiner les opportunités de coopération et de développement.
Dans ce contexte, la diplomatie marocaine se distingue par sa capacité à conjuguer fermeté et ouverture. Si elle reste inébranlable dans sa conviction que le Sahara fait partie intégrante du Maroc, elle demeure également engagée, sous impulsion royale, à soutenir toute initiative sérieuse susceptible de mettre un terme à ce conflit dans le respect de la dignité de toutes les parties. «Cette posture traduit une vision stratégique qui dépasse le simple cadre national pour s’inscrire dans une ambition régionale plus large, fondée sur l’intégration, la stabilité et la prospérité partagée», conclut Al Akhbar.




