Sahara: entre Marrakech et Pretoria, la légalité et le brigandage

La conférence africaine s'est ouverte, ce 25 mars, en présence de 37 pays. . DR

Les travaux de la conférence ministérielle africaine ont été ouverts ce lundi 25 mars à Marrakech. Cette conférence devra consacrer la primauté de l’ONU pour le règlement du conflit du Sahara. A Pretoria, les ennemis du Maroc tentent une nouvelle diversion.

Le 25/03/2019 à 12h34

La conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’Union africaine au processus politique des Nations unies sur le différend régional autour du Sahara marocain a entamé ses travaux ce lundi 25 mars à Marrakech.

Les travaux de cette conférence se déroulent en présence de 37 pays africains, issus des cinq sous-régions du continent, soit l’écrasante majorité des pays membres de l’Union africaine.

La conférence de Marrakech devra mettre fin à toutes sortes de confusions que les ennemis de l’intégrité territoriale du royaume essaient de véhiculer, à savoir que l’Union africaine pourrait avoir un rôle prépondérant dans la recherche d’une solution au conflit du Sahara.

Et, du coup, minimiser le rôle qui revient à l’ONU et à son secrétaire général.

Le jour même où la ville ocre reçoit les délégations africaines de 37 pays, l’Afrique du Sud et la Namibie organisent, à Pretoria, une «conférence de solidarité de la Communauté de développement de l'Afrique australe» avec la pseudo-RASD.

Cette conférence se déroule au siège du ministère des Affaires étrangères sud-africain.

L’Algérie, principal soutien des séparatistes, y est présente, en la personne de Ramtane Lamamra, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères algérien.

D’ailleurs, nous apprenons que c’est l’Algérie qui a mobilisé un avion spécial (l’avion présidentiel) pour acheminer plusieurs délégations à cette conférence et dont celle du Polisario, dirigée par Brahim Ghali.

Ironie de l'histoire, une vingtaine de ressortissants algériens installés en Afrique du Sud, ont manifesté, devant le lieu où se tient cette conférence, contre le hold-up du clan Bouteflika qui, après le report des élections, s'est octroyé, de fait, un cinquième mandat sans passer par les urnes.

Par Mohammed Boudarham
Le 25/03/2019 à 12h34