Pour les dirigeants du PJD, une alliance avec le PAM est désormais possible

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Revue de presseKiosque360. A l’approche des échéances électorales de 2021, les lignes, mêmes celles naguère rouges, commencent à bouger. La preuve par le PJD et le PAM, deux ennemis qu’on croyait irrédentistes, mais que les calculs électoralistes semblent rapprocher aujourd’hui.

Le 24/11/2019 à 21h50

Une alliance politque avec le Parti authenticité et modernité (PAM) n’est apparemment plus cette «ligne rouge» que le Parti de la justice et du développement s’interdisait absolument de franchir. Car «le PAM d’aujourd’hui n’est plus le PAM d’hier». L’expression est du secrétaire général adjoint du Parti de la justice et du développement, Souleymane El Amrani, qui, dans une interview publiée dans les colonnes du quotidien Akhbar Al Yaoum du lundi 25 novembre, affirme que départ d’Ilyas El Oamri des commandes du tracteur et les idées qui sous-tendent la scission clanique actuelle du PAM ont changé beaucoup de choses.

Un changement que semble également décéler un autre dirigeant PJDiste, Abdallah Bouanou, maire-député de Meknès, qui a affirmé, ce dimanche, que le PAM «est en train de se délester de ses tares congénitales qui avaient fait de lui un parti hégémonique, et s’il réalise cette mue, le PJD n’a aucun problème pour en faire un allié». Bouanou pense peut-être à la première que vient de connaître le Conseil régional de Tanger, où PAM et PJD semblent faire bon ménage depuis le départ d'Ilyas El Omari.

Le quotidien se pose ainsi la question de savoir si ces déclarations ne constituent pas une manœuvre politicienne, sous forme de message envoyé au Rassemblement national des indépendants, actuel partenaire gouvernemental du PJD, et son principal adversaire lors des futures élections de 2021.

Une chose est en tout cas sûre: après plus d’une décennie (2008-2019) passée à se regarder en chiens de faïence, le PJD et le PAM, ou une partie de ce dernier, semblent bien se tendre la perche du pragmatisme.

Pour étayer ce rapprochement, Akhbar Al Yaoum rapporte que le courant des refuzniks du PAM, avec à sa tête Abdellatif Ouahbi et Fatima-Zahra El Mansouri, appelle clairement à mettre fin à la rupture avec le PJD pour en faire un potentiel allié politique. Une option que refuse catégoriquement le courant de l’actuel secrétaire général du PAM, Hakim Benchamass, pour qui le PJD reste un parti islamiste infréquentable.

In fine, cette alliance, jusqu’ici considérée comme contre-nature, a encore du chemin à faire pour se réaliser concrètement. En effet, il va falloir attendre les échéances électorales de 2021 dont personne, aujourd’hui, ne peut anticiper les résultats.

Par Mohamed Deychillaoui
Le 24/11/2019 à 21h50

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Le PJD est mort et cherche actuellement la bouée qui le sauve de la noyade.

Le PJD se voit déjà perdant aux prochaines échéances législatives et veut s'accrocher à un parti avec lequel il n'a eu, jusqu'à présent, aucune alliance politique à ce niveau pour rester visible à l'échelon national. M. BENCHEMMAS, quoiqu'on puisse penser de lui,a au moins dans cette perspective, tout à fait raison: le PJD et ses membres sont infréquentables ! Ils nuisent au Maroc et ne savent pas diriger le pays. C'est sur leur Bilan qu'ils doivent être jugés. Or, ce Bilan peut même les exonérer de '' la cotisation minimale ''!....tellement il est déficitaire !

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