Le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Nabil Benabdellah, a lancé un appel à la recomposition du champ progressiste en perspective des élections législatives prévues en septembre 2026. L’objectif affiché: fédérer l’ensemble des sensibilités de gauche afin de constituer une alternative crédible à l’actuelle majorité et de porter un projet gouvernemental progressiste.
Dans un entretien avec Le360, le leader du PPS a précisé que son initiative ne vise pas une seule composante partisane, mais «toutes les tendances de gauche, y compris celles présentes au sein des partis politiques opérant sur la scène nationale». Il s’agit, selon lui, d’engager une dynamique de convergence politique capable de structurer une offre alternative face à l’Exécutif en place.
Nabil Benabdellah a par ailleurs dressé un bilan sévère de l’action gouvernementale, évoquant «un échec» dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé et l’emploi. Il dénonce des «dérives» et un manque de performance dans la conduite des politiques publiques, estimant que la coalition majoritaire n’a pas répondu aux attentes socio-économiques des citoyens.
Le responsable du PPS met en avant le rôle d’«opposition constructive» joué par son parti, tant au Parlement qu’à travers ses prises de position publiques. Il annonce également la finalisation prochaine d’un programme qui sera dévoilé «dans environ un mois». «Il ne s’agit pas uniquement d’un programme électoral, mais d’un véritable projet de gouvernement, à la hauteur des attentes des citoyennes et des citoyens», affirme-t-il.
Au-delà de l’offre programmatique, le second axe stratégique consiste, selon lui, à rassembler les forces progressistes autour d’un socle commun. «Nous devons démontrer aux citoyens qu’en face d’un projet gouvernemental que nous jugeons défaillant, il existe une alternative politique structurée et crédible», soutient-il, assurant que le PPS œuvre à convaincre les différents acteurs politiques d’adhérer à cette vision, sans poser de conditions préalables.
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Interrogé sur la possibilité d’une reconduction de l’actuelle majorité à l’issue du prochain scrutin, Nabil Benabdellah se montre catégorique. «Nous estimons qu’ils ont échoué, en particulier le parti qui dirige le gouvernement», tranche-t-il, plaidant pour l’émergence d’«une alternative démocratique et progressiste» dotée d’une réelle capacité d’action.
Pour le secrétaire général du PPS, cette alternative est indispensable pour relever les défis du développement, défendre les constantes nationales et préparer les grandes échéances internationales, notamment la Coupe du monde 2030 que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. Il appelle à la construction d’un espace politique fondé sur la confiance citoyenne, des partis assumant pleinement leur rôle constitutionnel et des réalisations économiques et sociales tangibles, afin que les opportunités liées à ces échéances bénéficient à l’ensemble du territoire national et non à quelques pôles urbains ciblés.








