Le parti de l’Istiqlal a rassemblé ce dimanche à Bouznika plus de 2.000 militants, majoritairement des jeunes, pour commémorer le 82ème anniversaire de la présentation du Manifeste de l’Indépendance. Cette célébration, placée sous le signe de la jeunesse, a mis en avant une génération qui aspire davantage «à une justice sociale, à l’emploi et à la démocratie».
Très vite, le meeting a pris l’allure d’un plaidoyer en faveur des causes et des droits de la jeunesse. Après avoir rappelé la portée historique du Manifeste de l’Indépendance, qui permit à feu le roi Mohammed V et au peuple marocain de se libérer, dans une parfaite symbiose, du joug du colonialisme, Nizar Baraka, secrétaire général du parti, a présidé ce qu’il a présenté comme la conclusion «d’un second manifeste, celui de la charte de la jeunesse».
«Plus de 17.000 jeunes istiqlaliens viennent de signer cette charte de la jeunesse pour qu’il n’y ait plus de culture de la rente, pour que les jeunes aient un emploi décent, pour que s’installe une justice sociale, car les jeunes doivent construire le Maroc du futur», a-t-il lancé, haranguant la foule avant de présenter les délégués signataires venus de toutes les régions du pays.
Le secrétaire général de l’Istiqlal a également rappelé que «le roi Mohammed VI, dans son discours du 31 octobre 2025, a accordé un intérêt prioritaire aux jeunes et salué la résolution du Conseil de sécurité reconnaissant l’autonomie comme seule solution pour régler le conflit régional». Il a souligné que son parti avait, lui aussi, appelé l’Exécutif à élaborer une vision claire pour la jeunesse «bien avant les manifestations Génération Z».
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Dans la continuité de cette mobilisation, Nizar Baraka a invité les jeunes militants à se préparer activement aux élections législatives prévues en septembre 2026. Abondant dans le même sens, Mohamed Zidouh, membre du bureau politique du parti, a estimé que «le Manifeste des jeunes est le deuxième après celui de l’Indépendance».
Entre mémoire nationale et projection politique, l’Istiqlal entend ainsi inscrire la jeunesse dans une filiation symbolique forte: celle d’un engagement renouvelé, appelé à transformer l’héritage du passé en levier d’avenir.












