Justice: Abdennabaoui veut préserver l’indépendance du Parquet

Mohamed Abdennabaoui, procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du ministère public. . MAP

Revue de presseKiosque360. C’est un véritable coup de gueule de Mohamed Abdennabaoui contre les représentants du Parquet qui s’absentent, reçoivent des directives ou assistent à des activités parallèles sans l’aval de leur hiérarchie. Les détails.

Le 04/01/2018 à 22h28

Mohamed Abdennabaoui, chef du Parquet général, semble avoir piqué un coup de sang et se retrouve, de ce fait, pratiquement sur toutes les «Unes» de la presse nationale paraissant ce vendredi 5 janvier.

Selon Al Ahdath, il est à l’origine d’une circulaire datée du 2 janvier et envoyée aux responsables du Parquet dans toutes les juridictions: cours d’appel, tribunaux de première instance et tribunaux administratifs et de commerce.

Cette circulaire, affirme le journal, contient plusieurs directives adressées à ces magistrats: ne jamais accepter d'ordres d’une partie externe qui aimerait prendre connaissance d’un dossier par exemple.

Mais aussi de refuser toute sorte d’invitations à des activités parallèles sans l’aval de la hiérarchie.

Al Massae s’intéresse au même sujet et affirme pour sa part que les magistrats du Parquet ont désormais interdiction d’assister à des rencontres, conférences et journées d’études sans l’aval de leur hiérarchie. Et toute absence, poursuit la publication doit être portée à la connaissance de la présidence pour le bon déroulement de l’action des tribunaux.

«Les interventions dans le travail du Parquet général mettent colère Abdennabaoui», titre de son côté Assabah.

Le journal écrit que désormais toute initiative des magistrats du Parquet doit avoir l’aval de la présidence au niveau central.

Cependant, sur toutes les publications paraissant ce vendredi, on reste sur sa faim quant aux raisons ayant poussé le patron du Parquet à taper du poing sur la table. On ne sait pas non plus s’il visait de hauts magistrats du Parquet en particulier. L’avenir nous le dira peut-être. 

Par Moncef El Fassi
Le 04/01/2018 à 22h28