Ce ralliement s’inscrit dans une dynamique législative qui ne faiblit pas. Moins de deux semaines séparent la signature de Maria Elvira Salazar de celle d’Elise Stefanik, annoncée le 25 mars 2026, elle-même précédée, de quelques jours, par celle de Claudia Tenney et Don Bacon. Depuis février 2026, le texte a enregistré six nouvelles adhésions, contre six au total lors de son dépôt initial, qui comptait Joe Wilson, Jimmy Panetta, Mario Diaz-Balart, Jefferson Shreve, Randy Fine et Lance Gooden parmi ses premiers promoteurs.
Figure bien connue du paysage politique floridien et de la communauté hispanique américaine, Maria Elvira Salazar représente le 27ème district de Floride. Ancienne journaliste et correspondante de guerre ayant couvert l’Amérique latine pour de grandes chaînes hispanophones, elle siège notamment au sein de la commission des affaires étrangères de la Chambre, ce qui confère à son ralliement une résonance particulière sur les questions de politique internationale et de sécurité nationale.

Pour rappel, la proposition de loi a pour objectif de contraindre l’administration américaine à examiner formellement la désignation du Polisario comme organisation terroriste. Elle cible en particulier les liens allégués entre la milice armée soutenue par Alger et l’Iran, notamment des transferts de drones en provenance du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) et des coopérations en matière de renseignement et d’opérations militaires dans la région du Sahel et d’Afrique du Nord.
Le mouvement ne se limite pas à la Chambre des représentants. Au Sénat, la Polisario front terrorist designation act of 2026, déposée le 13 mars par Ted Cruz, Tom Cotton et Rick Scott, a accueilli une quatrième signature le 23 mars avec l’adhésion de David McCormick. Le texte prévoit un mécanisme institutionnel contraignant le secrétaire d’État à déclencher la désignation formelle dès lors qu’une coopération entre le Polisario et Téhéran serait confirmée, avec à la clé des sanctions financières, des restrictions de déplacements et un gel des ressources.
Face à cette offensive législative qui monte en régime des deux côtés du Capitole, le front Polisario et son parrain algérien n’ont, pour l’heure, opposé aucune réponse.




