Benkirane Vs Ramid. Abdelaziz Rebbah: «le PJD n'est pas en danger»

Aziz Rebbah, ministre de l’Energie, des mines et de l’environnement. 

Interrogé par le360, Abdelaziz Rebbah, membre du secrétariat général du PJD, a estimé vendredi que l'unité du parti de la Lampe «n'est pas en danger» même s'il y a un différend entre Mustapha Ramid et Abdelillah Benkirane.

Le 27/10/2017 à 15h57

Le ministre PJDiste de l'Energie a confirmé l'existence d'un différend entre les deux hommes. Mustapha Ramid, un des ténors de ce parti, a vivement reproché à Abdelilah Benkirane de l'avoir visé devant des élus communaux, critiquant sa passivité lors des élections de 2011. Ciblant Ramid, il avait dit que pendant la campagne électorale, "certains étaient au pèlerinage à la Mecque".

A noter que Ramid s'affiche comme un opposant à un troisième mandat de Benkirane à la tête du parti islamiste. Aziz Rebbah, autre opposant à cette reconducton, a ajouté que ceux "qui pensent à une implosion, une scission ou une division profonde peuvent continuer à rêver. Leurs rêves ne se réaliseront jamais même si certains dirigeants quittent la direction du parti". "Même si les échanges de propos entre des membres dirigeants sont durs, ce n'est qu'une tempête passagère", a martelé Rebbah, par ailleurs un proche de Mustapha Ramid et de Saâd Eddine El Othmani, le courant PJDiste qu'on appelle celui des "ministrables".

Une autre responsable PJDiste a estimé que Mustapha Ramid s'est senti blessé par les propos de Benkirane, lui qui a soutenu ce dernier dans les moments les plus difficiles. "Rappelez-vous que par solidarité envers Benkirane, Mustapha Ramid avait dit qu'il ne serait jamais le Benarafa de service, affirmant par là son intention de ne pas se présenter ni à la direction du Parti ni au poste de chef du gouvernement", nous a affirmé cette source sous le couvert de l'anonymat. Celle-ci pense qu'Abdelillah Benkirane doit cesser de provoquer les membres de son secrétariat général, y compris ceux qui appellent au respect de la démocratie interne et qui, en d'autres termes, lui refusent l'option d'un troisième mandat à la tête du PJD.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 27/10/2017 à 15h57