Le projet de loi n° 66-23 régissant la profession d’avocat continue de susciter de vives tensions dans le secteur des porteurs de la Toge noire, mais aussi au sein du monde académique. En effet, la colère des académiciens, notamment les juristes universitaires, serait provoquée par des dispositions législatives incluses dans le projet de loi en question.
D’après les sources du quotidien Assabah qui se penche sur ce sujet dans son édition du week-end des 31 janvier et 1er février, «le nouveau projet de loi comporte des dispositions législatives qui empêchent indirectement les professeurs de droit de rejoindre la profession».
L’article 13, précisent les sources du quotidien, exige des professeurs de droit désirant de rejoindre la profession d’avocat après leur retraite d’avoir formulé la demande avant d’atteindre l’âge de 55 ans.
«Cette condition, qui parait organisationnelle, ferme définitivement la porte aux professeurs de droit, puisqu’aucun juriste universitaire ne peut atteindre la retraite anticipée ou entière avant l’âge de 55 ans», fait remarquer le quotidien. Cet article, note la même source, verrouille donc définitivement l’accès des professeurs de droit à la profession d’avocat.
Et c’est l’amendement apporté par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, à l’article 13 du projet de loi régissant la profession d’avocat, qui a imposé cette condition, après avoir dispensé les concernés du certificat d’aptitude pour l’exercice de la profession d’avocat après leur retraite, indiquent les mêmes sources.








