Aéroports: la DGSN réduit de moitié le temps de repos des policiers

L'aéroport Mohammed V de Casablanca. . DR

Revue de presseKiosque360. Le temps de repos des policiers en permanence dans les aéroports a été réduit de moitié. Les doléances des voyageurs font état d’une complexité et d’une lenteur des procédures, imputées par la DGSN à l’insuffisance en ressources humaines. Réduire le temps de repos, une solution?

Le 03/08/2016 à 21h00

Des voyageurs marocains et étrangers se plaignent de la complexité comme de la lenteur des procédures mises en vigueur dans les aéroports du royaume, autant de désagéments imputés par la Direction générale de la sécurité nationale (DGSN) à l’insuffisance en ressources humaines, fait savoir le quotidien arabophone Al Massae dans son édition de ce jeudi 4 août 2016. Cette décision a provoqué une grande inquiétude parmi les policiers des aéroports qui voient mal comment réduire leur temps de repos de moitié, après douze heures de permanence, avec tout ce que cela suppose d’efforts physiques, au vu des conditions de travail dans les aéroports, rapporte le journal. En effet, cette décision a été prise suite à la visite inopinée, à l’aéroport Mohammed V, d'une Commission qui a relevé la souffrance des voyageurs, victimes notamment de la lenteur des procédures de vérification des passeports. A l’aéroport Mohammed V, le point de passage le plus emprunté vers le Maroc, renchérit le journal, la mission des policiers semble de même assez pénible en raison du grand flux de voyageurs, mais aussi en raison du manque d'effectifs. Ce qui se répercute, par ricochet, sur les conditions de passage du flux des voyageurs dont une grande partie sont des «Marocains du monde». Cet état des lieux a engendré des plaintes et doléances de la part de Marocains et touristes étrangers. Cité par Al Massae, un Marocain vivant à l'étranger a indiqué qu’il suffisait de comparer le temps passé dans les différents aéroports du monde et celui passé dans l’aéroport Mohammed V pour prendre la mesure du «manque d’organisation», voire de «l’anarchie», ainsi que du «mauvais accueil» réservé aux voyageurs, notamment d'origine marocaine. Pour leur part, les policiers estiment que la durée de repos réduite à vingt-quatre heures au lieu de quarante-huit heures, après une permanence de douze heures, est insuffisante, et que la solution réside dans l’élargissement des effectifs, notamment dans une conjoncture marquée par l’état d’alerte et de haute vigilance, conclut le journal.

Par Mustapha Nouri
Le 03/08/2016 à 21h00