Cette nouvelle vague d’attaques survient dans un contexte de poursuite des affrontements entre Moscou et Kiev, à quelques semaines d’une reprise annoncée des discussions de paix sous médiation américaine.
«Du 28 octobre à 20H30 au 29 octobre à 07H00, 613 drones ont été dirigés vers la région de Moscou. La plupart ont été neutralisés par la défense antiaérienne du ministère de la Défense à grande distance», a détaillé M. Sobianine sur son compte Telegram.
Selon le maire, 231 autres drones ont été détruits à l’approche de la capitale. Ces chiffres, communiqués par les autorités russes, donnent une idée de l’ampleur de l’attaque signalée au cours d’une seule nuit. Ils ne permettent toutefois pas, à eux seuls, d’établir le nombre d’engins ayant atteint une cible ni l’étendue d’éventuels dégâts.
Pour l’heure, aucune précision n’est apportée dans les informations communiquées sur les infrastructures éventuellement touchées, les conséquences pour les habitants ou d’éventuelles perturbations des transports. Le bilan matériel et humain de cette vague d’attaques demeure donc indéterminé.
L’opération intervient à un moment particulièrement sensible pour les autorités russes. Depuis mercredi, Moscou accueille le troisième sommet Russie-Afrique, qui réunit des délégations venues du continent africain. Selon le Kremlin, des représentants de 48 pays ont été invités à cette rencontre, dont 22 délégations conduites par des chefs d’État.
Le rendez-vous constitue un événement diplomatique important pour Moscou, qui entend entretenir ses relations avec ses partenaires africains. Le fait que des drones aient été dirigés vers la région de la capitale pendant la tenue du sommet place aussi la question de la sécurité au premier plan, sans qu’il soit possible de déterminer si cette rencontre constituait une cible.
Des attaques répétées
Les frappes de drones se sont multipliées ces derniers mois dans les deux sens. La Russie et l’Ukraine recourent régulièrement à ces engins, ainsi qu’à d’autres projectiles, dans un conflit qui se poursuit depuis plus de quatre ans et demi. Ces opérations ont provoqué des victimes de part et d’autre de la frontière, ajoutant aux conséquences humaines de la guerre.
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L’annonce de jeudi intervient après une précédente vague d’une ampleur encore supérieure. À la mi-septembre, l’Ukraine avait lancé environ 1.600 drones en direction de la région de Moscou, selon Sergueï Sobianine. Le maire avait alors présenté l’opération comme la plus importante de ce type enregistrée en une seule journée depuis le début du conflit.
La répétition de ces attaques illustre la place prise par les drones dans les opérations militaires. Elle oblige les autorités à mobiliser des moyens de détection et de défense antiaérienne pour protéger la capitale et ses environs. Dans sa communication de jeudi, Sergueï Sobianine a insisté sur les interceptions effectuées à grande distance et à l’approche de Moscou.
Des négociations attendues en novembre
Sur le plan diplomatique, cette nouvelle escalade survient alors que la Russie et l’Ukraine doivent reprendre en novembre des négociations de paix sous médiation américaine. L’annonce de ces discussions intervient plus de quatre ans et demi après le lancement de l’offensive russe à grande échelle contre l’Ukraine.
La perspective de nouveaux pourparlers n’a pas interrompu les opérations militaires. Les attaques de drones se poursuivent pendant que se prépare la reprise des contacts diplomatiques, soulignant la distance qui sépare encore le calendrier des négociations de la réalité du conflit.
Pour Moscou, la journée de jeudi concentre ainsi deux enjeux distincts: assurer la sécurité de la région de la capitale face aux attaques annoncées et poursuivre l’accueil des délégations africaines réunies au sommet Russie-Afrique. Aucune incidence sur le déroulement de ce rendez-vous n’a été signalée dans les informations communiquées.


