Diffusée sur les chaînes de télévision publiques américaines et sur PBS, l’émission «This is America & the World» (C’est l’Amérique et le monde), spécialisée dans les affaires internationales, présentée par Dennis Wholey, a consacré son dernier épisode, en date du 5 novembre 2021, au Maroc.
Explorant la vie culturelle, sociale et politique des pays du monde entier, afin de mieux cerner leurs rapports avec les Etats-Unis, Dennis Wholey a voyagé à travers le Maroc afin de «comprendre pourquoi le Maroc s’est positionné comme une place majeure du commerce international».
Berceau de l’humanité et chantre de la toléranceSaluant la «splendide culture marocaine», «sa très ancienne histoire» et ses «nombreux sites touristiques», l’émission prend pour point de départ la ville de Rabat, et plus précisément le musée de l’Histoire et des Civilisations de la ville, afin de donner un aperçu de la profondeur historique du Maroc, l’un des berceaux de la civilisation humaine. En y découvrant le plus ancien crâne d’homo-sapiens au monde, retrouvé au nord de Marrakech, et datant de 315.000 ans, Dennis Wholey exprime son étonnement, car s’écrie-t-il, «la culture et l’histoire du Maroc remontent donc à très loin!»
La religion faisant partie intégrante de la culture marocaine, l’émission consacre également une parenthèse aux messages positifs de l’islam pratiqué au Maroc. Soulignant le fait que les Américains ont une vision souvent faussée de l’islam, principale religion du Maroc, «où la liberté de culte est garantie pour tous», est-il expliqué, Dennis Wholey a ainsi été reçu par Ahmed Toufiq, ministre des Habous, lequel a mis l’accent sur la notion de don et de générosité dans l’acte de donner, inhérent à cette religion.
Compétitivité et compétences, les avantages d’une économie tournée vers le mondeLa richesse culturelle du Maroc n’est pas le seul avantage de ce pays réputé, souligne l’émission, pour ses habitants «chaleureux, amicaux et accueillants». Ainsi, la croissance économique du pays, le développement des secteurs automobile et aéronautique, «piliers majeurs de l’économie marocaine», représentent des avantages considérables, susceptibles d’intéresser de futurs investisseurs américains à rejoindre les quelques 150 entreprises américaines déjà implantées au Maroc.
Pour mieux cerner le profil de cet Eldorado dont l’amitié avec les Etats-Unis date de 200 ans, la parole a été donnée à Youssef El Bari, directeur général de l'Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Celui-ci a ainsi fait valoir la compétitivité des compétences marocaines, des infrastructures du pays, des secteurs de développement tout en rappelant que le pays s’est également illustré en matière de gestion de la pandémie du Covid-19.
Interviewé à son tour, Rachid Houari, directeur central du Port Tanger Med, a mis la lumière sur «le plus grand port d’Afrique». Rappelant que ce port «n’est pas qu’un simple outil logistique», mais qu’il a entraîné dans son sillage des milliers d’entreprises, Rachid Houari a mis l’accent sur la création de quelques 90.000 emplois. Un exploit pour un port à peine âgé de douze ans, et qui, en ce très court laps de temps, s’est déjà imposé comme plus grand port d’Afrique, alors même, rappelle l’interviewé que «l’histoire des plus grands ports se compte normalement en siècles d’existence».
Pourquoi investir au Maroc?Dernière étape de ce voyage au cœur du Maroc historique et contemporain, Casablanca, où Dennis Wholey est allé à la rencontre de Lawrence M. Randolph, consul général des Etats-Unis à Casablanca.
Avec pour ambition d’explorer les relations historiques entre les Etats-Unis et le Maroc, l’entretien entre les deux hommes a mis en exergue l'importance du Maroc pour la région, son rôle dans le monde, ainsi que ce à quoi les Américains peuvent s'attendre lorsqu'ils explorent la riche histoire et la culture moderne du Royaume du Maroc, où vivent quelques milliers de leurs concitoyens.
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Lawrence M. Randolph a saisi cette occasion pour faire la promotion d’un pays dont il a célébré la diversité et la richesse culturelle, rappelant que la plus ancienne légation américaine au monde se trouve à Tanger et qu’elle a été offerte il y a 200 ans par le sultan Moulay Slimane aux Etats-Unis. Cette «histoire incroyable» poursuit le consul général, qui unit les deux pays, ne s’arrête pas là. En effet, le Maroc «est aussi le premier pays à avoir reconnu notre indépendance», sans compter que «le plus ancien traité jamais établi entre les Etats-Unis et un pays est le traité de paix et d’amitié qui unit nos deux pays».
Enfin, poursuit le consul général, d’un point de vue commercial, le principal avantage pour de potentiels investisseurs américains est résolument l’accord de libre-échange entre les deux pays, seul traité de ce genre entre les Etats-Unis et un pays africain. A la clé, une importance source d’emplois, mais aussi des échanges commerciaux qui ont atteints 5 milliards de dollars entre les deux pays.
Pour Lawrence M. Randolph, le Maroc «est une porte vers l’Afrique», une position stratégique qui est spécifique au pays grâce à sa proximité géographique avec l’Europe, au rayonnement du port de Tanger Med ainsi qu’aux nombreuses liaisons aériennes assurées par la Royale Air Maroc, RAM.
Lawrence M. Randolph, qui a fait ses armes dans la diplomatie depuis plus de 20 ans en Egypte, en Syrie, en Arabie saoudite, en Libye, en Afghanistan ou encore en Allemagne, s’est dit littéralement amoureux de la culture marocaine, qu’il qualifie de «fascinante» en raison d’une diversité nourrie d’influences africaines, européennes et moyen-orientales.
Evoquant avec passion les différents courants musicaux du pays, en citant notamment la musique gnaoua ou andalouse, le consul général des Etats-Unis à Casablanca n’a pas manqué de vanter également les mérites de la gastronomie marocaine, avec une spéciale mention pour la Rfissa, son plat préféré.
«Je suis très reconnaissant et honoré d’être dans ce beau pays», a-t-il conclu en invitant ses concitoyens à venir visiter le Maroc, où un nouveau consulat verra bientôt le jour, et en espérant 200 autres années «et plus encore» de collaboration et d’amitié entre les deux pays.



