Dans son édition du jour, L’Economiste s’interroge sur le sort de l’exonération quinquennale de l’IS sur l’exportation des services. Le journal relève que la mesure de loi de Finances 2020, dans sa version française, concerne les sociétés exerçant les activités d’externalisation de services à l’intérieur ou en dehors des plateformes industrielles intégrées dédiées à ces activités. Pour le quotidien, toutes les sociétés exportant des services sont ciblées. Mais il y a une divergence d’interprétation entre l’administration fiscale et les professionnels des chiffres. En effet, la version arabe de la loi de Finances est bien plus précise, puisqu’elle souligne que les sociétés exerçant à l’intérieur et à l’extérieur des P2I bénéficient de l’exonération quinquennale de l’IS.
Le quotidien relève aussi que l’utilisation du terme «externationalisation» ajoute une part d’incertitude. Pour lui, cette notion n’a rien à voir avec l’export, étant donné qu’une société implantée au Maroc peut bien externaliser son service clientèle auprès d’une autre société implantée dans une P2I. Celle-ci devrait bénéficier de l’exonération, puisque la disposition fiscale n’a pas prévu de conditions relatives au lien de consommation d’un service ni d’obligation de paiement en devises.



