Moyen-Orient et Asie centrale: les conditions de la reprise dans la région

Photo d'illustration. . DR

Revue de presseKiosque360. Le reprise économique au Moyen-Orient et en Asie centrale dépend d'une distribution équitable des doses de vaccin et des politiques de soutien à la croissance, notamment. Sur ce point, le Maroc a conclu des accords importants.

Le 08/02/2021 à 21h20

La reprise dans la région Moyen-Orient et Asie centrale est tributaire d'une série de facteurs. Dans son édition du jour, L’Économiste évoque l’accès aux vaccins et la distribution des doses, l’envergure des politiques de soutien à la croissance et les dispositifs aptes à réduire les séquelles économiques de la pandémie. Il fait ainsi le point sur la situation dans les différents pays. Le redressement économique passera, selon lui par l’accès au vaccin. Or, "les projections du FMI pour 2021 sont globalement les mêmes qu’au mois d’octobre, mais font état de différences notables au sein de la région". Il est donc évident que les pays approvisionnés en vaccins et ayant des capacités de production diversifiées "bénéficient de perspectives plus favorables ou globalement inchangées", au même titre que ceux qui ont "mis en place des dispositifs de soutien budgétaire et monétaire ambitieux en réponse à la crise sanitaire". C'est le cas des pays du Caucase et de l’Asie centrale. "Les pays les plus durement frappés par la deuxième vague se remettront plus lentement et devront attendre 2022 pour retrouver leur niveau de PIB d’avant la pandémie". L’Économiste estime ainsi que la reprise sera plus tardive pour les pays émergents de la région Moyen-Orient et Asie centrale. Toujours est-il que "leur PIB, en 2021, devrait s’établir à 6% au-dessous du niveau de 2019". Le journal assure que "les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), ainsi que les grands pays disposant d’importantes capacités de production comme l’Egypte, le Maroc et le Pakistan, ont pu conclure des accords bilatéraux avec des laboratoires chinois, russes et occidentaux. Ce qui leur permet de bénéficier, au niveau des vaccins, de l’approvisionnement le plus diversifié de la région". D’où des perspectives de croissance dans la région Mena à 3,1% en 2021 et 4,2% en 2022, en tenant compte du redressement des prix du pétrole et du déploiement des vaccins.  Ceci étant, pour le quotidien, il ne sera pas aisé de concilier relance économique et viabilité de la dette pour les pays de la région. 

Par Rachid Al Arbi
Le 08/02/2021 à 21h20