À l’issue d’un processus de sélection lancé par l’Office national des chemins de fer (ONCF), l’opérateur s’est distingué en présentant l’offre conforme la plus compétitive, devançant plusieurs poids lourds du BTP, dont TGCC, SGTM ou encore Sogea Maroc. Malgré un coût légèrement supérieur à l’estimation initiale du maître d’ouvrage, fixée autour de 410 millions de dirhams, la proposition de Jet Contractors a été jugée la plus avantageuse au regard des exigences techniques et administratives.
Implantée à proximité du futur Grand stade Hassan II, la gare s’inscrit dans les préparatifs liés à la Coupe du monde 2030. Elle est appelée à jouer un rôle central dans le dispositif de transport, en assurant la connexion rapide entre le site sportif et les grandes métropoles du pays.
Grâce aux liaisons à grande vitesse Al Boraq et aux réseaux express régionaux (RER), les temps de trajet vers Casablanca et Rabat devraient être réduits à une fourchette de 15 à 20 minutes. L’infrastructure est dimensionnée pour accueillir jusqu’à 12 millions de passagers par an, traduisant l’ampleur des flux attendus, notamment lors des grands événements.
Le marché attribué couvre un large périmètre de travaux. Outre la construction de la gare elle-même, il comprend l’aménagement des quais, des espaces extérieurs et des zones d’intermodalité (dépose-minute, taxis, stationnements), ainsi que les travaux de voirie et réseaux divers. Des espaces commerciaux et paysagers sont également prévus, dans une logique de valorisation du site.
La durée des travaux est estimée à 24 mois.
La gare du Grand stade Hassan II s’inscrit dans un programme plus large piloté par l’ONCF, qui prévoit la réalisation de 24 nouvelles gares, ainsi que de trois technicentres et neuf stations de maintenance à travers le pays. Ce vaste plan accompagne l’extension de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech et vise à moderniser en profondeur l’offre de transport ferroviaire.




