Fret aérien: Casablanca veut doubler ses échanges d'ici 2020

Cérémonie de signature de la convention, lundi 23 mai 2016 à Rabat. . Mehdy-Le360

Le fret aérien au Maroc ne représente que 0,1% en termes de volume à l'import et à l'export du royaume, et 6% seulement de la valeur des échanges extérieurs. Une convention vient d’être signée avec les parties concernées pour donner plus d’épaisseur au secteur.

Le 23/05/2016 à 12h31

Le Maroc prévoit de porter le volume de son fret aérien de 64.000 tonnes en 2015 à 120.000 tonnes à l'horizon 2020 avec la réalisation d'un projet faisant de Casablanca un hub de fret aérien régional à destination de l'Afrique, de l'Europe et de l'Amérique.

Une convention a été signée dans ce sens, ce lundi, par le ministre de l'Equipement, du transport et de la logistique, Aziz Rebbah avec l'Agence marocaine de développement de la logistique, l'Office national des aéroports, la RAM, la CGEM et l'Administration des Douanes.

Il s'agit de "développer l'activité du fret aérien au Maroc et de positionner le royaume en tant que plateforme de fret aérien de référence au niveau de l'Afrique et de la Méditerranée Occidentale".

La RAM s'est engagée à se doter d'ici 2020 de trois avions cargos. Quelque 50% du fret aérien s'effectuent à partir de l'aéroport international Mohammed V de Casablanca, le reste du tonnage étant réparti entre les aéroports de Tanger, Oujda, Marrakech et Agadir.

La RAM assure 34% du fret, devant les deux compagnies aériennes émiraties (25%). Le flux du fret aérien de l'étranger vers le Maroc provient des Emirats 24%, de la France 17,22% et de la Belgique 9,2%.

Par ailleurs, le ministre de l'Equipement Aziz Rebbah a confirmé auprès de LE360 qu'un armateur grec va signer jeudi avec le Maroc une contention sur le transport maritime en vertu de laquelle neuf navires battant pavillon marocain entreront prochainement en service.

"L'accord qui vise à ressusciter le transport maritime national sera signé jeudi pour une mise en service en fin de semaine", a déclaré le ministre.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 23/05/2016 à 12h31