France-Inflation: après le bouclier énergétique, place maintenant au bouclier bancaire

Bruno Le Maire, ministre français de l'Economie. . DR

Revue de presseKiosque360. Pour faire face à l'inflation galopante en France et permettre aux ménages de garder un peu de leur pouvoir d’achat, le gouvernement somme les banques de ne pas augmenter leurs tarifs en 2023. Cet article est une revue de presse du journal 20 Minutes.

Le 13/09/2022 à 18h48

Bonne nouvelle pour les ménages français. Après le bouclier énergétique, le ministère de l’Economie et des Finances a réussi à obtenir des banques qu’elles n’augmentent pas de plus de 2% leurs tarifs en 2023 et, mieux encore, qu’elles les divisent par trois pour les publics fragiles, afin de limiter l’impact de l’inflation, rapporte 20minutes.fr dans l’une de ses récentes publications.

Citant Bruno Le Maire, le journal indique que toutes les banques ont pris l’engagement de ne pas augmenter leurs tarifs bancaires de plus de 2% sur l’année 2023. La même source fait aussi remarquer que, selon l’étude menée par le comparateur Panorabanques en début d’année, les frais bancaires (tenue de compte, cartes…) ont davantage augmenté en 2022, après deux années de hausses très modérées, pour atteindre en moyenne 219,90 euros par an, soit 1,5% de plus qu’en 2021.

Pour sa part, Laurent Mignon, patron de BPCE (rassemblant notamment les réseaux Banque Populaire et Caisse d’épargne), et président de la Fédération bancaire française (FBF), organisation professionnelle du secteur, indique que l’ensemble de la profession bancaire a décidé une politique de modération forte de ses tarifs.

Chacune des banques annoncera désormais en temps voulu ses tarifs. Les établissements bancaires se sont aussi engagés à ramener les frais bancaires maximums pour les publics fragiles de 3 euros à 1 euro par mois. Ces frais sont de 118 euros par an, selon le rapport annuel de l’Observatoire de l’inclusion bancaire présidé par la Banque de France, dont la dernière analyse porte sur l’année dernière.

20minutes.fr rappelle aussi que les frais d’incident bancaire sont beaucoup plus élevés en France que dans les pays voisins, ajoutant que plusieurs établissements bancaires ont fait des annonces, ces dernières semaines, pour revoir à la baisse certains frais à ce niveau. «Face à une inflation forte (de 5,8% sur un an au mois d’août selon la dernière estimation provisoire de l’Insee), le gouvernement avait invité les entreprises en mesure de le faire à un geste en faveur du pouvoir d’achat des Français», rappelle le journal. Lundi prochain, ce sera le tour du secteur de l’assurance, dont les principaux dirigeants seront également reçus à Bercy.

Par Ismail Benbaba
Le 13/09/2022 à 18h48