Fatim-Zahra Ammor: les chèques vacances en vigueur au Maroc dès 2024

La place Jemaâ El Fna à Marrakech.
La place Jemaâ El Fna à Marrakech, destination très prisée dans le tourisme domestique. (Photo d'illustration)

L’adoption des chèques vacances comme moyen de rémunération devrait être effective dès l’année prochaine, dans le cadre de la loi de finances 2024. C’est ce qu’a promis la ministre du Tourisme lors d’une intervention télévisée, le 3 mai dernier.

Le 05/05/2023 à 11h38

Lors de son passage dans l’émission «Confidences de presse» sur 2M, la ministre du Tourisme Fatim-Zahra Ammor a assuré que son département travaillait sur la mise en place des chèques vacances à partir de l’année prochaine. «C’est un sujet sur lequel nous travaillons depuis un moment. Nous sommes sur la dernière ligne droite et nous espérons qu’il verra le jour dans le cadre de la prochaine loi de finances», a-t-elle souligné.

Délivrés par les employeurs à leurs salariés à titre de rémunération complémentaire non imposable, les chèques vacances permettent à ces derniers de s’acquitter de dépenses relatives à des prestations touristiques (transport, hôtellerie, restauration, loisirs…). Un tel mécanisme, courant dans plusieurs pays, a pour objectif de stimuler la demande et d’encourager le tourisme interne.

Le retard accusé dans la mise en place des chèques vacances au Maroc avait été pointé par la Cour des comptes. Dans son dernier rapport, publié en mars dernier, l’institution dirigée par Zineb El Adaoui avait souligné que ce mécanisme de soutien de la demande domestique tardait à se concrétiser, malgré son adoption dans le cadre de la loi de finances rectificative 2020.

Des «détails techniques»

Selon la ministre, ce retard est dû essentiellement à des «détails techniques», qui seraient en voie d’être réglés pour une instauration effective des chèques vacances dès l’année prochaine.

Pour rappel, le secteur du tourisme s’est doté récemment d’une nouvelle feuille de route. Avec une enveloppe dédiée de 6,1 milliards de dirhams sur 4 ans, celle-ci ambitionne d’attirer 17,5 millions de touristes en 2026, d’atteindre 120 milliards de recettes en devises à horizon de 2026, de créer 200.000 nouveaux emplois directs et indirects à horizon 2026 et de repositionner le tourisme comme secteur clé dans l’économie nationale.

Par Safae Hadri
Le 05/05/2023 à 11h38