«Abdelinho», la satire sociale à la Hicham Ayouch, au cinéma à partir du mercredi 11 janvier

Le réalisateur Hicham Ayouch (à droite) et l'acteur Said Bey. . Anas Zaidaoui / Le360

Le 10/01/2023 à 15h22

VidéoDernier long-métrage de Hicham Ayouch, «Abdelinho» sort ce mercredi 11 janvier dans les salles de cinéma au Maroc. Il en parle dans cet entretien pour Le360, en marge de la projection presse qui a eu lieu hier lundi 9 janvier à Casablanca.

Abdelinho, quatrième long-métrage du réalisateur Hicham Ayouch, sort officiellement dans les salles de cinéma du Maroc le 11 janvier 2023. Le film a été, on se rappelle, projeté en avant-première le 15 novembre 2022 durant le Festival international du film de Marrakech.

Abdelinho, jeune trentenaire d’Azemmour, travaille dans une petite mairie où il a pour principale mission de coller des timbres sur des enveloppes, dans une atmosphère des plus lugubres et des plus déprimantes.

«C’est l’histoire d’un jeune Marocain qui vit à Azemmour, et sa passion c’est le Brésil. Il est fou amoureux de ce pays, le Brésil, il porte des habits brésiliens, il danse la samba avec les gens de son quartier», déclare Hicham Ayouch dans une déclaration pour Le360 en marge de la projection-presse qui a eu lieu hier lundi 9 janvier 2023. «C’est un film tout public, c’est une comédie. On peut voir ce film en famille», poursuit Hicham Ayouch.

Complètement obsédé par le Brésil, notre héros des temps modernes passe le plus clair de son temps à rêvasser d’une vie paisible partagée avec l’élue de son cœur: une Brésilienne à la beauté déconcertante, héroïne d’une célèbre télénovela.

Cette nouvelle vie suit son cours jusqu’à l’arrivée d'Amr Taleb, un télévangéliste étranger star dans le monde arabo-musulman, qui ne tolère pas ce qu’il décrit comme une débauche des mœurs…

«J’interprète le personnage de Malika. C’est un rôle différent que je n’ai pas eu l’occasion de jouer, celui d’une femme voilée. Le film transmet plusieurs messages à propos de ceux qui se font passer pour des croyants et on découvre par la suite qu’ils sont des 'vendus'», déclare pour sa part Meryem Bakkouche.

Abdelinho se veut une satire sociale qui aspire à évoquer le phénomène de ceux qui manipulent la religion.

Par Ghania Djebbar
Le 10/01/2023 à 15h22