Le régime algérien, ce corpus extraordinaire pour les études psychanalytiques

De gauche à droite: Ramtane Lamamra, chef de la diplomatie algérienne, Saïd Chengriha, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire, et le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

De gauche à droite: Ramtane Lamamra, chef de la diplomatie algérienne, Saïd Chengriha, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire, et le président algérien Abdelmadjid Tebboune. . Photomontage Le360

ChroniqueL’hostilité insensée du régime algérien contre tout ce qui est marocain s’est aggravée avec la junte de vieillards cinglés qui sont aujourd’hui aux commandes du pays. A telle enseigne que le régime algérien constitue aujourd’hui un corpus exceptionnel, qui fait l’objet d’un grand nombre d’écrits relevant de la psychanalyse.

Le 21/09/2022 à 16h06

Les incursions de la «psychanalyse» dans le champ des «relations internationales» ne sont pas partagées par un grand nombre d’observateurs et analystes. Selon eux, il n’est pas fondé de transférer des notions comme psychose, névrose, obsession, frustration, pulsion, projection… vers d’autres entités comme les régimes ou les Etats alors que la «psychanalyse» a pour objet l’inconscient de l'«individu»… un «patient-parlant» étendu sur un divan et écouté par un psychanalyste.

Or, il faut bien admettre que le vocabulaire courant, depuis l’invention de la psychanalyse en 1896, a intégré des «concepts» issus de la pensée freudienne, et il n’a pas fallu en être «spécialiste» pour les employer. La pensée freudienne, même si elle est souvent basée sur des «hypothèses», reste formidablement séduisante et a investi tous les champs des sciences humaines. Il y a donc toujours ce choix ou cette possibilité d’user de la «grille de lecture psychanalytique» pour essayer de comprendre le fonctionnement d’entités… derrière lesquelles il y a évidemment toujours des «sujets humains».

Les concepts de la psychanalyse ne sont donc pas caractérisés par l’herméticité et peuvent interagir avec d’autres entités ou d’autres domaines: relations internationales, politique, sociologie, littérature, création artistique, neurosciences…

Cette grille de lecture est souvent employée quand on peine à «comprendre» les soubassements psychologiques de phénomènes collectifs, les motivations de comportement ou d’action.

Aujourd’hui, il y a deux «sujets» dans l’actualité internationale face auxquels analystes et journalistes n’hésitent pas à mobiliser l’appareillage conceptuel freudien pour les interpréter. Le cas de l’invasion de l’Ukraine par le président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine. Et le cas de l’animosité inouïe, de l’hostilité ahurissante du régime algérien contre son voisin marocain. Cette détestation résiste à toute analyse objective et de bon sens.

Précisons d’abord que les pays inscrits dans la «normalité» agissent en fonction de leurs intérêts réels, clairement identifiés. Ils sont principalement d’ordre économique, financier ou commercial… Même si une part d’égoïsme ne peut en être évacuée. Ces pays tiennent aussi compte des rapports de force dans leur environnement et ce, à tous les niveaux.

Cette démarche lucide ne s’applique pas aux régimes adoptant des analyses erronées, et refusant de voir les limites de leurs capacités. Ignorant leurs intérêts réels, ils parient sur l’aventurisme en infligeant, parallèlement, des souffrances à leurs populations. Cela ne s’applique pas non plus aux régimes illégitimes, producteurs intarissables de slogans. Des dictatures qui négligent complètement les besoins réels des populations et ne cherchent que leur pérennité au pouvoir par la force, le mensonge et la désinformation. Leur disparition est inéluctable.

Face à des postures faites de faux calculs, d’arrogance et de paranoïa, les analystes sont amenés à chercher du côté de la psychanalyse pour essayer de comprendre les ressorts des hommes qui sont derrière ces régimes.

Suite à l’invasion, devenue problématique, de l’Ukraine, Vladimir Poutine a fait l’objet de centaines d’analyses «psychanalytiques» publiées dans les médias occidentaux. On ne prend pas ici position pour ou contre la «décision» de Poutine. Ce qui nous importe, c’est cette forte incursion de la psychanalyse pour comprendre des faits relevant des relations internationales et de géostratégie.

On citera des titres éloquents dans les médias internationaux: «Je croyais Poutine rationnel, il est en fait paranoïaque», «Vladimir poutine est-il atteint du syndrome d’hubris», «Poutine est-il fou?», «Le tsar et la Russie sur le divan», «Poutine chez Freud», «Comment Poutine s’est enferré dans une vision victimaire», «Guerre en Ukraine: que dit la psychanalyse sur le conflit».

Bien sûr, ni Poutine, ni son régime n’ont été allongés sur un divan mais tout un ensemble de matériaux relatifs au chef de l’Etat russe (sa biographie, son vécu, son langage, ses analyses, ses images, ses interprétations…) ont offert un champ d’étude assez prolifique. 

Quant au régime algérien, son hostilité insensée contre notre pays s’est aggravée avec la junte de vieillards cinglés qui sont aujourd’hui aux commandes du pays. Toutes les offres de paix, de communication, de négociation, de dialogue, d’échanges, de partage mutuel des intérêts, de construction de projets communs, de médiations… ont été rejetées par un régime fanatisé et centré sur la haine de tout ce qui est marocain. Face à l’inintelligible, plusieurs analystes marocains ont signé des textes dans lesquels la grille psychanalytique a été mobilisée. Les titres sont éloquents.

«Psychanalyse d’un conflit ou la déraison d’un Chengriha pousse-au-crime», «Que peut encore la diplomatie face à la névrose obsessionnelle du régime algérien», «En Algérie, Antony Blinken a éprouvé la psychose antimarocaine du président Tebboune», «Derrière le contentieux algéro-marocain, la frustration historique de l’Algérie face au Maroc», «Crise Algérie-Maroc: la frustration algérienne», «Maroc-Algérie. Développement, frustration et aigreur», «Crise algéro-marocaine: jalousie, humiliation et frustration derrière les folies du régime algérien», «Dans la tête d’un général algérien»…

«Le pouvoir algérien en proie à la fièvre obsidionale»… a même titré un journaliste algérien. Un auteur français, parmi tant d’autres, a évidemment titré son analyse «La névrose franco-algérienne»… Les Français connaissent tout un chapitre sur la pathologie du pouvoir algérien.

Psychose, névrose, obsession, frustration…, ces mots ne cessent de revenir. Le régime algérien constitue aujourd’hui un corpus exceptionnel, et rare sur la planète Terre, qui fait l’objet d’un grand nombre d’écrits relevant de la psychanalyse. Les protagonistes de ce régime sont devenus un sujet idéal pour ce genre d’étude car ils parlent trop, ne cessent de s’agiter, de plastronner dans le déni de leur fragilité, de s’indigner faussement, de s’immiscer dans ce qui ne les regarde pas, de gérer un nombre infini de conflits en interne et en externe - qu’ils provoquent d’ailleurs.

Le peuple algérien et ses intérêts réels sont le dernier souci du pouvoir névrosé qui l’opprime et qui est lui-même traversé par de féroces luttes de clans. Le seul objectif du régime est de rester en place en entretenant sciemment un conflit artificiel avec le Maroc, l’ennemi utile, et de tout faire pour l’affaiblir et le faire plier, avec l’appui de sa lubie polisarienne qui ne survivrait pas 30 jours sans le biberon de la junte. La résistance et la résilience du peuple marocain, soudé autour de ses institutions, ont aggravé la détresse psychique des gérontes au pouvoir en Algérie.

Mais puisque on est dans le champ «psy», il faut bien dire aussi un mot sur ce réflexe de «mimétisme» du pouvoir algérien qui encourage l’imitation ou le plagiat de réalisations propres à la collectivité marocaine, allant parfois jusqu'à l’appropriation insensée des faits d’histoire et des faits socioculturel propres à la nation marocaine.

C’est le symptôme d’une absence d’identité, car tant que la junte ne prendra pas une distance avec le modèle marocain (le haïr ou l’aimer c’est pareil!), elle sera dans l’incapacité de fédérer le peuple autour d’une identité commune. Elle doit quitter cette zone de confusion avec soi et autrui. La tentative d’absorption de la substance d’un modèle (même niée et non reconnue) aboutit rarement à la sérénité.

Enfin, par opposition à cette pathologie et cet état de tension généré et entretenu par la junte, le Maroc a une idée claire de ses intérêts. C’est-à-dire son intégrité territoriale, son développement économique, la prospérité de son peuple, des relations apaisées avec ses voisins et la communauté internationale.

Notre pays, sûr de son identité, de sa place dans le monde, tolérant, discret et travailleur est investi pleinement dans son développement et ce, à l’instar de la majorité des pays sages de la communauté internationale. De ce fait, nul besoin de recourir à Freud, Jung ou Mendel pour comprendre les leviers d’action de pays apaisés dont les objectifs sont intelligibles, transparents et lisibles.

Par Jalal Drissi
Le 21/09/2022 à 16h06

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une petite cicatrice mal soignée peut se gangréner et l'amputation devient inévitable. Là on est devant une cicatrice béante qui a 60 ans et qui a pourrie. Aucun remède connu...sauf élimination totale.

Ces trois figures forment le corps d'un loup qui cherche des brebis .Un jour ,il sera rattrapé par un chien berger .C'est une question de temps.

bienvenue au pays de tintin et Miloud

Tous les mêmes sortis du même moule, il n'y a pas un pour rattraper l'autre. Des mahboules notoires.

Tant que le gaz rapporte ils ne lacheront pas .Il faut toujours rester sur ses gardes. Ils se font tours passe pour des victimes pour justifier leurs attaques, et pendant ce temps ils font oublier les vrais problèmes internes à la population.

L'Article est est très bien écrit riche , d'un style de haut vol , hélas il est trop compliqué pour leur médiocrité culturelle

Ils ne sont pas récupérables les dirigeants de notre voisin de l'Est ils ont la chance , c'est la crise , si non ils seraient entrain de ramper à nos frontières mais ça va venir

En effet,c'est une mine,riche de leçons et d'expérimentation des psy...!meme les novices dans le domaine,comme mon père qui ne sait ni sonder ni creuser a trouvé des filons...!Quand on est grand d'office,sans raison et sans durée,on devient un cancer qui n'a d'autre préoccupation que de dévorer les cellules et leurs hotes.On ne peut exister que super grand.Et pour etre sur qu'on est debout,quand on est debout,il faut au préalable que tout le reste reste à terre.Et l'adolescent pervers,souhaiterait d'abord abattre le père,pour éviter les rayons qui rongent la conscience...et éclairent les nuits des chimères...!

Pourquoi psychanalyse ?? C est plutôt de psychiatrie qu il s agit !!

rien qu'a regarder le faciès de ces nécrosés du cerveau, ça vous empeche de diner sinon de digérer, aucun air de fiabilité, et dire que ce Royaume a côtoyé ces spécimens durant 46 ans, il mérite de figurer dans le Guinness

Quand au cas de la haine et de la jalousie de ces pauvres vieux caporaux (envers le Maroc et tout ce qui est Marocain), même Freud ne pourra rien faire pour les guérir. Car, leur maladie est une maladie chronique, qui datait depuis les temps du général De Guaule. Nous pourons que leur demander (Allah ichafihoume)

Parler ou écrire sur l'asile psychiatrique alge-rien c'est une perte du temps la planète a compris que les Harkis caporaux le bla bla et le vide total c'est leurs raisons d'êtres et la crise cardiaque finale et proche

on pourra solliciter ces 3 spécimens pour un remake du film Shining de Stanley Kubrick, Jack Nicholson sera amplement dépassé par ces trois fous surtout le regard de la star tebone. Mais quand ce peuple amorphe décidera t-il de taper du pied sur l'asphalte et prouver que ce que il a comme réputation c'est du collé pour image

Ewa safi daba, nous n'avons plus rien à faire que de psychanalyser ce qui ne peut l'être. Je crois qu'aucun professionnel en la matière ne pourra déterminer de quoi il s'agit. C'est à se demander si ce sont vraiment des terriens?

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