«Zemzem» et crise de l'eau: les Casablancais réagissent

Les Casablancais interrogés n'adhèrent plus au rituel du «zemzem» pratiqué au lendemain de Achoura, en cette période de sécheresse, le gaspillage de l'eau étant décrié.

Les Casablancais interrogés n'adhèrent plus au rituel du «zemzem» pratiqué au lendemain de Achoura, en cette période de sécheresse, le gaspillage de l'eau étant décrié. . Said Bouchrit / Le360

Le 09/08/2022 à 10h19

Vidéo«Zemzem», un rituel pratiqué le lendemain d’Achoura dans les quartiers populaires, est désormais une pratique inacceptable pour les Casablancais qui qualifient ces agissements de désuets, surtout dans ce contexte hydrique difficile que connaît le Royaume.

Les festivités d’Achoura et de «zemzem» battent leur plein. Durant ces jours, les habitants des quartiers populaires s’aspergent d’eau les uns les autres en pleine rue, alors qu'en ce moment, le Maroc connaît une pénurie d’eau sans précédent.

«Feux de camps, jeux pyrotechniques ou encore aspersion avec de l’eau des passants… tous ces agissements me gênent. A mon avis, les autorités locales devraient sanctionner les gens qui gaspillent de l’eau», témoigne un habitant de Casablanca.

«Bien sûr, je suis contre cette pratique qui malheureusement se perpétue surtout dans les quartiers populaires. Il n’y a qu’à voir les gens des régions rurales, obligés de parcourir des kilomètres pour s’approvisionner en eau, pour se rendre compte de leur souffrance. Les habitants de la ville ne savent pas l’importance de ce liquide précieux», déplore cette femme rencontrée au centre-ville.

Pour rappel, la mairie de Casablanca a appelé les Casablancais à rationaliser leur consommation d’eau potable. Elle a elle-même renouvelé son engagement à lutter contre toute forme de gaspillage et continue d'appliquer diverses mesures qui ont pour but de sensibiliser les citoyens à la gravité de la situation et de les inciter à adhérer à l’effort général de préservation de cette denrée vitale.

Par Ihssane El Zaar
Le 09/08/2022 à 10h19