La culture de l’avocat, nouveau foyer du blanchiment d’argent

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Revue de presseKiosque360. De faux agriculteurs mais vrais trafiquants de drogue se sont accaparés des centaines d’hectares dans la région de Kenitra pour blanchir leur argent sale grâce à la culture de l’avocat. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 10/03/2022 à 21h38

La province de Kenitra est devenue l’eldorado des commerçants de l’or vert (avocat) où ils se sont accaparés les terres collectives tribales les plus fertiles pour blanchir l’argent sale dans la culture de l’avocat.

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du vendredi 11 mars, que certains faux agriculteurs et vrais trafiquants de drogue se cachent derrière des sociétés déclarées au nom de leurs proches. Ils ont acheté des centaines d’hectares à des prix modiques soit par cession directe, avec l’appui des délégués des terres collectives, ou avec le soutien de personnalités influentes converties, elles aussi, en investisseurs dans ce secteur.

Cette ruée sur les biens fonciers de la province, payés en monnaie sonnante et trébuchante par l’argent sale, a considérablement impacté les petits et moyens agriculteurs. C’est ainsi qu’une société, qui serait détenue par le proche d’un haut responsable, s’est emparée de 21 hectares situés sur une route adjacente à l’autoroute qui mène vers Sidi Taibi. Les propriétaires l’ont transformée en une ferme moderne et équipée pour la culture de l’avocat.

Le quotidien Assabah rapporte que des associations de protection des biens publics demeurent vigilantes face aux suspicions qui planent sur ces investissements qui cachent le blanchiment d’argent sale par des réseaux de trafiquants de drogue. Elles considèrent que la poursuite de ces opérations douteuses dans des activités agricoles, notamment dans l’avocatier, menacent et compromettent les efforts consentis par l’État pour développer et réduire les disparités sociales et économiques dans cette région.

Dans une réaction tardive, la direction des Affaires rurales a déposé 186 demandes d’immatriculation foncière pour protéger des terres collectives tribales de ces puissants spéculateurs. Pour ce faire, cette direction a fourni à ses avocats tous les arrêts de jurisprudence prononcés en faveur des terres collectives pour qu’ils puissent harmoniser leur action judiciaire et leur représentation effective des services de la tutelle.

Par Hassan Benadad
Le 10/03/2022 à 21h38

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