Ksar El Kébir vue du ciel: une ville entièrement vidée de ses habitants

La ville de Ksar El Kébir sous les eaux, samedi 7 février 2026.

Le 07/02/2026 à 17h34

VidéoKsar El Kébir apparaît vidée de ses habitants ce samedi, résultat d’une vaste opération d’évacuation menée par les autorités dans un contexte de crues persistantes.

Rues désertes, habitations closes, activité à l’arrêt… Ksar El Kébir apparaît méconnaissable ce samedi 7 février. Évacuée par mesure de précaution, la ville se retrouve cernée par des zones inondées qui gagnent les abords des quartiers d’habitation. Des images qui disent l’ampleur de l’opération de mise à l’abri engagée par les autorités locales, dans le cadre du dispositif préventif déployé face aux fortes précipitations et à la montée des eaux.

Les données arrêtées à la matinée du vendredi 6 février 2026 indiquent que les évacuations se poursuivent dans plusieurs collectivités exposées au risque d’inondations. D’importants moyens logistiques ont été déployés pour acheminer les habitants vers des zones sûres.

À cette même date, 154.309 personnes avaient été évacuées dans plusieurs provinces: 112.695 dans la province de Larache, où se situe Ksar El Kébir, 23.174 dans la province de Kénitra, 14.079 dans la province de Sidi Kacem et 4.361 dans la province de Sidi Slimane. Ces opérations, menées à titre préventif, visent avant tout à protéger les vies humaines. Elles ont été intensifiées après l’émission d’alertes météorologiques de niveau rouge annonçant de fortes précipitations et un risque élevé de débordement des cours d’eau.

D’après les observations de terrain et les projections hydrologiques, les crues ne présentent aucun signe d’atténuation. La situation pourrait même se détériorer dans les prochains jours, en raison notamment de la saturation des sols et de la pression exercée par les barrages et retenues d’eau situés en amont.

C’est pourquoi les autorités invitent les habitants à faire preuve d’une vigilance maximale. Elles déconseillent strictement toute tentative de retour dans les zones touchées tant que la situation n’est pas stabilisée et qu’aucune instruction officielle n’a été communiquée. Le respect de ces consignes est jugé indispensable pour éviter tout risque humain et assurer la sécurité de tous.

Par La Rédaction
Le 07/02/2026 à 17h34