Les pluies torrentielles qui continuaient de s’abattre sur les régions traversées par l’oued Sebou ont contraint de nombreux habitants à évacuer leurs maisons et leurs terres afin d’échapper à la montée brutale des eaux, a constaté une équipe de Le360.
À une quarantaine de kilomètres sur la route nationale reliant Kénitra à Tanger, un premier point de contrôle de la Gendarmerie royale, installé à proximité du barrage de l’oued Sebou, invitait les automobilistes à rebrousser chemin en raison des inondations touchant des milliers d’hectares de terres agricoles.
Sous une pluie battante, les éléments de la Protection civile s’activaient pour ramener en bordure de route des dizaines de paysans contraints d’abandonner leurs biens. Des zodiacs et des jet-skis ont été mobilisés pour mettre à l’abri les cultivateurs isolés dans cette zone fortement impactée. Alors que les opérations d’évacuation se déroulaient à un rythme soutenu, de violentes rafales de vent balayaient la région, laissant présager une aggravation des conditions météorologiques.
Selon les secouristes, «le programme d’évacuation locale a débuté la veille, avec l’ordre donné à la population de quitter les zones sensibles». Plusieurs témoignages recueillis sur place ont exprimé leur gratitude envers le roi Mohammed VI et les autorités locales pour une mobilisation jugée décisive. Sans cette intervention, affirment-ils, il aurait été «impossible de sortir indemne» au vu de l’intensité exceptionnelle des précipitations.
Les pluies diluviennes qui s’abattent depuis plusieurs jours sur le bassin de l’oued Sebou ont provoqué une montée rapide des eaux, contraignant les autorités à procéder à des évacuations massives. (Y.Mannan/Le360)
«Quand l’Oued Sebou sort de son lit, cela signifie qu’il faut s’attendre à des crues importantes. Cela fait longtemps que la région n’a pas connu autant de pluies», témoigne Fettah, l’un des habitants évacués.
Une fois ramenées au bord de la route, les populations sinistrées ont été transportées à bord de camions de la Protection civile vers un campement aménagé à leur intention. Au cours des dernières 24 heures, notamment entre le 3 et le 4 février 2026, la région du Gharb ainsi que le nord du Maroc ont enregistré d’importantes précipitations. Si les cumuls exacts varient selon les localités, les averses soutenues ont contribué à une hausse notable des niveaux d’eau, particulièrement dans la région de Kénitra.
Lire aussi : Alerte météo. Fortes pluies, averses et fortes rafales de vent jeudi et vendredi dans plusieurs provinces
Dès l’annonce de ces fortes intempéries, le roi Mohammed VI, chef suprême et chef d’état-major général des Forces armées royales (FAR), a ordonné une vaste mobilisation associant le ministère de l’Intérieur, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), les Forces auxiliaires et la Protection civile.
Alors que les pluies continuent de menacer le bassin du Sebou, les autorités restent en alerte maximale. Sur le terrain, habitants et secouristes savent que, face à un fleuve imprévisible, chaque heure compte.
















