Handicap: lancement d’une enquête nationale en partenariat avec le HCP

À partir de la gauche: Marielle Sander, représentante du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) au Maroc, Abdeljebbar Rachidi, secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale, Naima Benyahia, ministre de la Solidarité, de l'Insertion sociale et de la Famille, Chakib Benmoussa, haut-commissaire au plan (HCP) et Othman Kayer, président de l'Observatoire national du développement humain (ONDH) lors du lancement de l'enquête nationale sur les personnes en situation de handicap, à Rabat le 21 janvier 2025. (Y.Mannan/Le360)

Le 21/01/2026 à 19h06

VidéoLe ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille a lancé, ce mercredi à Rabat, une nouvelle enquête nationale sur les personnes en situation de handicap. Menée en partenariat avec plusieurs institutions nationales et internationales, cette opération vise à doter le Maroc de données actualisées pour mieux orienter les politiques publiques.

Le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille a lancé, ce mercredi, une enquête nationale sur les personnes en situation de handicap. Il s’agit de la troisième opération de ce type, après celle menée en 2014, qui estimait à près de 2,5 millions le nombre de personnes concernées au Maroc.

Le coup d’envoi de cette enquête a été donné à Rabat par la ministre Naima Benyahia, en présence du secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale, Abdeljebbar Rachidi, et en partenariat avec le Haut-commissariat au plan (HCP), l’Observatoire national du développement humain (ONDH) et le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA).

Dans une déclaration à la presse, Abdeljebbar Rachidi a indiqué que l’objectif principal de cette enquête est de constituer une base de données chiffrée, reposant sur des statistiques précises, afin de dresser un état des lieux actualisé du handicap au Maroc et de sa répartition géographique. Il s’agit également, a-t-il précisé, «d’identifier les barrières et les contraintes qui entravent la pleine participation des personnes en situation de handicap dans les différents aspects de la vie, ainsi que les obstacles à l’accès à leurs droits économiques et sociaux».

Selon le secrétaire d’État, le but ultime est de disposer d’une véritable cartographie du handicap à l’échelle nationale, avec une déclinaison régionale, permettant à chaque région du Royaume de disposer de ses propres données. Cette cartographie constituera, selon lui, un point de départ essentiel pour «l’élaboration de politiques et de programmes de développement aux niveaux régional et local».

Dans ce cadre, le Haut-commissariat au plan apportera son expertise en matière d’encadrement méthodologique, de production de données scientifiques et d’accompagnement technique, afin de garantir une approche rigoureuse, conforme aux normes internationales, tout en tenant compte des spécificités et des défis nationaux.

Pour sa part, Otman Gay, président de l’Observatoire national du développement humain, a souligné l’importance de cette initiative, qu’il a qualifiée de plateforme essentielle pour la collecte de données sur le handicap au Maroc sous ses différentes dimensions: économique, sociale, infrastructurelle et sanitaire. Les résultats de l’enquête permettront, selon lui, aux autorités publiques d’orienter plus efficacement les politiques publiques destinées aux personnes en situation de handicap, afin qu’elles répondent à leurs besoins réels.

Institution chargée d’analyser et d’évaluer les politiques publiques, l’Observatoire national du développement humain œuvre à l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être des citoyens, à travers l’évaluation de l’impact des programmes sociaux, la production de données territorialisées et la formulation de recommandations fondées sur les réalités du terrain.

Avec cette nouvelle enquête, les pouvoirs publics entendent franchir une étape décisive vers une meilleure connaissance du handicap au Maroc, condition indispensable à des politiques plus inclusives, fondées sur des données fiables et une approche territorialisée.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 21/01/2026 à 19h06