Entente sur les prix: les producteurs d’aliments de bétail sollicitent un accord transactionnel

Le siège du Conseil de la concurrence.

Revue de presse Une enquête menée par les contrôleurs du Conseil de la concurrence, épaulés par des éléments de la police judiciaire, a permis de mettre la main sur de nombreux documents saisis au niveau de cinq sociétés de production d’aliments de bétail. Ces dernières ont reconnu l’absence de toute concurrence loyale dans le secteur, où prévaut une entente quasi parfaite sur les prix. Pour éviter des sanctions, les opérateurs ont sollicité la signature d’un accord transactionnel. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 28/04/2026 à 21h00

Après avoir reçu le feu vert du parquet général, les enquêteurs du Conseil de la concurrence, aidés par des officiers de la police judiciaire, ont saisi de nombreux dossiers et documents au siège d’une demi-douzaine de sociétés de production d’aliments de bétail, dédiées au secteur avicole. Dans sa livraison du mercredi 29 avril, le quotidien arabophone Assabah rapporte que «les preuves d’une entente sur les prix entre toutes ces sociétés ont été mises à jour».

Le Conseil de la concurrence a ouvert cette enquête suite à une flambée des prix du poulet sans précédent, ayant atteint des niveaux anormalement élevés, voire records. Dès l’enquête préliminaire, il a conclu à de fortes présomptions d’entente sur les prix entre les différentes sociétés productrices d’aliments avicoles.

C’est sur la base de ces présomptions que le procureur du roi a ordonné une perquisition aux sièges de différentes sociétés, où des ordinateurs et autres matériels informatiques ont été saisis pour les besoins de l’enquête. Après épluchage minutieux, tous ces documents ont permis d’attester que l’entente sur les prix du marché était la règle entre les différents opérateurs du secteur, bafouant ainsi les règles de la concurrence loyale.

Finalement, les producteurs d’aliments de bétail ont reconnu les faits, tout en demandant de profiter de la mise en œuvre de la procédure d’accord transactionnel. D’ailleurs, ces sociétés ont adressé une demande en ce sens au rapporteur général du Conseil de la concurrence en vue d’étudier la possibilité de parvenir à un accord séparé avec chaque société.

Assabah rappelle que les 8 plus grandes sociétés de production d’aliments de bétail monopolisent 73% de parts de marché, alors que deux producteurs seulement en détiennent 50%.Le journal rappelle également que le gouvernement a consacré, en 2023, une enveloppe de 1,1 milliard de dirhams en subventions au profit du secteur de la production des aliments avicoles en vue d’en produire 800 000 tonnes, une quantité qui garantit une stabilité des prix du poulet à un niveau abordable.

Par La Rédaction
Le 28/04/2026 à 21h00