En chiffres, voici comment les retenues des barrages ont évolué entre le 12 et le 16 janvier

مشاهد من سد المسيرة ثاني أكبر سد في المغرب بعد ارتفاع نسبة ملئه إلى 8,5% (13 يناير2026)

Barrage Al Massira. (S.El Belghiti/Le360)

Les réserves des barrages poursuivent leur redressement. Entre le 12 et le 16 janvier, le volume global stocké a progressé de 92 millions de m³ pour atteindre 7,8 milliards de m³, portant le taux de remplissage à 46,5%.

Le 17/01/2026 à 09h30

Au 16 janvier, le volume total des retenues des barrages s’établissait à 7.807 millions de mètres cubes, contre 7.715 millions de mètres cubes (Mm³) quatre jours plus tôt, soit une hausse de 92 Mm³. Le taux de remplissage global progresse ainsi de 46% à 46,5%, pour une capacité globale de 16.762 Mm³.

Dans le détail, le barrage Al Wahda, principal réservoir du pays, affiche un taux de remplissage de 59,3% au 16 janvier, contre 58% le 12 janvier. Son volume stocké atteint 2.090 Mm³, en hausse de 29 Mm³.

Le barrage Al Massira demeure à un niveau très bas malgré une légère amélioration. Son taux de remplissage passe de 8% à 8,6%, avec des réserves de 229 Mm³ sur une capacité de 2.656,9 Mm³. À Bin El Ouidane, le taux de remplissage progresse de 25% à 26,2%, pour un volume de 319 Mm³, tandis que le barrage Idriss Ier atteint 45,7%, contre 45% auparavant, avec 517 Mm³ stockés.

Les barrages proches de la saturation continuent d’afficher des niveaux élevés. Sidi Med Ben Abdellah voit son taux de remplissage passer de 99% à 99,4%, avec 969 Mm³, alors que Oued El Makhazine affiche 100%, totalisant 672 Mm³.

D’autres ouvrages enregistrent des évolutions plus modestes. Ahmed El Hanssali progresse de 41% à 43%, avec 287 Mm³, tandis que Dar Khrofa reste stable à 24% (116 Mm³). Le barrage Hassan II affiche un taux quasi inchangé, passant légèrement de 19% à 19,3%, avec 75 Mm³. À l’inverse, Mansour Dahbi enregistre un léger recul de ses réserves, passant de 145 Mm³ à 143 Mm³.

Évolution des retenues des barrages. (Source: Maa Dialna)

BarrageCapacité totale (Mm3)Réserves au 12 janvier (Mm3)Taux de remplissage au 12 janvier (%)Réserves au 16 janvier (Mm3)Taux de remplissage au 16 janvier (%)
Total (de tous les barrages au Maroc)16762,5771546780746,5
Al Wahda3522206158209059,3
Al Massira265622482298,6
Bin El Ouidane12153072531926,2
Idriss 1er11295094551745,7
Sidi Med Ben Abdellah9749679996999,4
Oued El Makhazine672672100672100
Ahmed El Hanssali6682784128743
Dar Khrofa4801162411624
Manssour Dahbi4451453214332
Hassan II39275197519

Ces gains devraient être consolidés dans les prochains jours. Selon l’analyse de Abdelaziz Belhouji, ingénieur en météorologie et hydrologie, le Maroc entre, à partir de la mi-janvier, dans une séquence hivernale active, marquée par l’installation d’une configuration de goutte froide favorable à des précipitations quasi généralisées, parfois soutenues, ainsi qu’au retour de la neige sur les reliefs. Une dynamique appelée à renforcer les apports en eau et à soutenir la recharge des barrages, en particulier dans les bassins les plus déficitaires.

Cette dynamique favorable s’inscrit également dans un contexte hydrique nettement amélioré. Le Maroc est officiellement sorti d’un cycle de sécheresse de sept années, à la faveur des dernières précipitations et des importantes chutes de neige, comme l’a confirmé, le 12 janvier, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, devant la Chambre des représentants.

Entre le 1er septembre et le 12 janvier, le Royaume a enregistré 108 mm de précipitations, soit un excédent de 95% par rapport à l’année précédente et de 17,6% par rapport à la moyenne habituelle. Ces conditions ont permis une reconstitution significative des ressources hydriques, avec des apports atteignant 3,5 milliards de mètres cubes, dont 3,1 milliards sur le seul dernier mois, portant le taux de remplissage global des barrages à 46%, contre 28% à la même période de l’an dernier.

Résultat: plusieurs bassins hydrauliques affichent désormais des niveaux compris entre 80% et 100%, tandis que certains ouvrages ont nécessité des lâchers d’eau pour des raisons de sécurité. Selon le ministre, ces apports permettent au pays de gagner en moyenne une année d’eau potable.

Par Hajar Kharroubi
Le 17/01/2026 à 09h30