Des pluies diluviennes et la crue de l’oued Assamsil ont tout emporté sur leur passage dans la nuit de samedi 12 au dimanche 13 avril dans le douar Laouina, situé dans la commune de Beni Ayat relevant de la province d’Azilal.
Les terrains agricoles ont été submergés, tandis que plusieurs habitations se sont effondrées sous la force du courant. Le bilan est lourd: des têtes de bétail ont péri, les réserves de fourrage ont été détruites, et les foyers, envahis par les eaux, ont vu les meubles et les appareils ménagers réduits à néant.
«Nous n’avions jamais connu une telle montée des eaux; en quelques heures, tout a été perdu», ont témoigné des habitants, encore sous le choc.
Contraints de fuir dans l’urgence, certains ont dû être secourus depuis les toits de leurs maisons, incapables de sortir face à la soudaineté de la crue.
Devant l’ampleur du désastre, les habitants se sont organisés pour venir en aide aux plus vulnérables pour sauver ce qui pouvait l’être. L’école locale a été submergée, tout comme les routes et les chemins ont été rendues inaccessibles.
Plus largement, la région d’Afourar n’a pas été épargnée, relaie Al Ahdath Al Maghribia.
Le lendemain, dimanche 13 avril, les quartiers de PAM, Nasr, Louz et Takant ont à leur tour été envahis par les flots, forçant de nouvelles familles à abandonner leurs foyers dans l’urgence.
Mohamed Ouhammi, vice-président de la commune d’Afourar, souligne l’urgence d’une évaluation complète des dégâts et d’une indemnisation rapide des sinistrés.
«Certains ont tout perdu, insiste-t-il. Leurs maisons, leurs terres, et leurs moyens de subsistance…».
Bienvenue dans l’espace commentaire
Nous souhaitons un espace de débat, d’échange et de dialogue. Afin d'améliorer la qualité des échanges sous nos articles, ainsi que votre expérience de contribution, nous vous invitons à consulter nos règles d’utilisation.
Lire notre charte